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mar., 19/12/2017

Le stress au travail persiste pour salariés et cadres dirigeants

54% des salariés affirment subir un stress régulier à leur travail tout comme 66% des managers, selon un baromètre de l’organisme de formation professionnelle Cegos publié mardi.

Plus d’un salarié sur deux et deux cadres dirigeants sur trois d’entreprises de plus de 100 salariés disent subir un stress régulier dans leur travail, qu’ils attribuent à la « charge de travail », au « poids de l’organisation » et à « la pression de la hiérarchie », selon un baromètre publié mardi. A l’assertion « je subis un stress régulier dans mon travail », 54% des salariés répondent oui (-1 point par rapport au précédent baromètre, en 2015), comme 66% des managers (-7 points), selon ce baromètre de l’organisme de formation professionnelle Cegos portant sur des entreprises de plus de 100 salariés.

Une charge de travail trop grande.

Interrogés sur les « sources de ce stress », 49% des salariés, 52% des managers et 50% des directeurs et responsables des ressources humaines (DRH-RRH) citent « une charge de travail trop importante », un critère en nette baisse depuis 2015. Pour 37% des salariés et 31% des DRH il est lié à « un manque ou une mauvaise organisation du travail ». Un tiers (32%) des salariés (+12 points) et 30% des managers (+8 points) l’attribuent à « un manque de soutien » et à un « sentiment d’isolement ». Et pour 28% des salariés (+5 points) comme 30% des managers (+8 points) et 31% des DRH (+15 points), ce stress est dû à « la pression exercée par la hiérarchie ». Ces deux derniers critères remontent « en flèche », soulignent les auteurs de l’enquête.

Un impact sur la santé.

Parallèlement, 60% des salariés (-23 points) et 65% des managers (-1 point) estiment que « ce niveau de stress a un impact négatif sur (leur) santé ». Conséquences : « le burn-out et la dépression s’ancrent durablement dans le paysage professionnel » avec 28% des salariés et 26% des managers déclarant que leur travail leur a déjà causé des « problèmes psychologiques graves », dont ces pathologies, selon l’enquête.

Beaucoup travaillent en dehors de leur temps de travail.

Concernant la « motivation » des salariés au travail, 45% d’entre eux évoquent « le simple fait d’avoir un travail et de ne pas être au chômage », tout comme 20% des managers (+13 points). Parmi les DRH, 77% (+23 points) estiment que les cadres travaillent en dehors de leur temps de travail, et 60% (+38 pts) que cette tendance touche aussi les non cadres. Interrogés directement, 41% des salariés déclarent travailler en dehors de leur temps de travail tout comme 61% des managers. Paradoxalement, 82% des salariés (+7 points) et 79% des managers (+12) disent parvenir à préserver « un équilibre satisfaisant entre vie professionnelle et vie privée ».

Ce baromètre a été réalisé au mois de septembre 2017 auprès de 1.115 personnes (700 salariés, 250 managers et 165 directeurs et responsables des ressources humaines) d’entreprises du secteur privé de plus de 100 salariés, selon la méthode des quotas.

Via le site Europe 1

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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dim., 17/12/2017

Harcèlement, discrimination entre les femmes et les hommes : le droit de la preuve, l’ultime barrage ?

Deuxième partie

Si la chambre criminelle de la Cour de cassation accepte toutes les preuves produites par les parties, la chambre sociale écarte les enregistrements réalisés à l’insu de l’employeur.

***

*

Face à cette divergence d’approche, la solution semble toute trouvée : privilégier la voie pénale !

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Billet original sur Blog Inspecteur du travail

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Le Salarié n'est pas d'accord avec le contenu de l'Avis d'Aptitude, d'Inaptitude ou les Propositions du Médecin du Travail !

C'est une situation assez fréquente de notre quotidien de médecin du travail en entreprise : soit le salarié refuse l'aménagement de poste préconisé par son médecin du travail (parce qu'il lui ferait perdre certains avantages financiers ou [...]

Billet original sur Gazette du médecin du travail

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sam., 16/12/2017

Café Citoyen Santé et Travail : « Le silence des hommes derrière le bruit des machines » avec Jean AUROUX

Jean AUROUX, ministre du travail dans le premier gouvernement de Pierre Mauroy, est l’auteur d’un ensemble de textes connus sous le nom de Lois Auroux, qui ont profondément transformé le droit du travail.

En 1982, ces lois ont donné plus de poids aux salariés dans l’entreprise en créant une nouvelle instance de représentation, le CHSCT (Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail), le droit de retrait, le droit d’expression…
Une parole donnée aux travailleurs que la nouvelle réforme veut étouffer.

« Supprimer le CHSCT est une erreur fondamentale »

C’est au regard de cette immense expérience que Jean AUROUX met en cause une fragilisation du contrat de travail à travers les nouvelles mesures sur les contrats de mission, de chantier, de projet, et la généralisation de l’instance unique de représentation du personnel : « La fusion des IRP (instances représentatives du personnel) est une grave erreur, dit Jean Auroux. Le gouvernement met de côté le CHSCT (Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail) qui est pourtant l’une des institutions les plus dynamiques de France. Dans le cadre d’une société qui évolue toujours plus vite, se priver d’un tel atout, avec des élus devenus avec le temps très compétents, est une erreur fondamentale. Au lieu de soutenir le travail, on l’affaiblit et on favorise le capital. C’est l’affaiblissement de la démocratie, qui pour moi est le partage du savoir, de l’avoir et du pouvoir. »

Le 16 janvier 2018, les Cafés Citoyens Santé et Travail donneront donc la parole à Jean AUROUX afin d’évoquer ce droit du travail que l’on voit « évoluer » – régresser – à grande vitesse ces dernières années, avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur les conditions de travail et la santé de millions de salariés et de fonctionnaires en France. N’oublions pas que le CHSCT, instance représentative essentielle contenait, les termes « HYGIÈNE », « SÉCURITÉ » et « CONDITIONS DE TRAVAIL »… Supprimer les CHSCT : une erreur fondamentale !

Ce Café Citoyen Santé et Travail sera également pour le public l’occasion d’échanger avec l’ancien ministre, de lui poser des questions, voire de témoigner sur les évolutions du monde du travail depuis plus de 30 ans…

Informations pratiques et conditions d’entrée :

Date : mardi 16 janvier 2018.
Heure : de 20h à 21h30.
Lieu : café/restaurant Le Balbuzard, 54 rue rené Boulanger, 75010 Paris, métro République
Participation : 10 € (consommation non comprise) à verser le soir de la conférence.
Inscription obligatoire à l’adresse : cafe.sante.travail@gmail.com

Café Santé et Travail avec Jean Auroux

 

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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ven., 15/12/2017

Invisible pénibilité du travail féminin

Pour faire passer le recul de l’âge de la retraite, le précédent gouvernement français avait promis la création d’un compte personnel de pénibilité, ouvrant le droit à un départ plus précoce. Non seulement les critères ont été réduits par l’actuelle équipe, mais la plupart avaient été définis en fonction du travail masculin. Les facteurs de risques encourus par les femmes demeurent occultés, comme les gestes répétitifs ou les tâches liées au nettoyage et aux services à la personne.

Quand elle a appris qu’elle devait arrêter de travailler, Mme Béatrice Boulanger, aide à domicile, en a pleuré : « Je les aimais bien, mes mamies et mes papys », explique-t-elle en souriant. En ce samedi matin ensoleillé, dans le Pas-de-Calais, elle a d’abord pris le temps de servir le thé, qu’elle touille en énumérant ses soucis : une prothèse d’épaule, de l’omarthrose (usure du cartilage de l’articulation de l’épaule), un rétrécissement du rachis cervical, de l’arthrose cervicale et une rhizarthrose (arthrose de la base du pouce). « Tous mes problèmes de santé viennent des charges que j’ai dû soulever, c’est le chirurgien qui me l’a dit. » Le praticien lui a également confié qu’elle avait « un corps de vieillard », à 52 ans.

Après avoir fabriqué à la chaîne des pantalons pendant dix ans, Mme Boulanger s’est rendue plusieurs fois par jour chez des personnes âgées, parfois gravement malades, pour les aider à se lever, à faire leur toilette, à se préparer à manger, à aller se coucher. « J’ai tout appris sur le tas, sans formation. Je me suis occupée de beaucoup de cas lourds, c’est là que je me suis foutu l’épaule en l’air. » En février 2015, alors qu’elle soulevait une vieille dame pour l’aider à sortir de la baignoire, « ça a craqué, raconte-t-elle. Tout s’émiettait autour. Les médecins ont dû couper la tête d’épaule ».

Comme Mme Boulanger, de plus en plus de femmes sont victimes d’accidents du travail. D’après l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact), « si les accidents du travail avec arrêt baissent globalement de 15,3 % entre 2001 et 2015, ils progressent pour les femmes. Sur cette période, [ils] ont augmenté de 28 % pour [celles-ci] tandis qu’ils ont baissé de 28,6 % pour les hommes ». Ce spectaculaire écart s’explique en partie par les évolutions de l’emploi en France : d’un côté, les emplois industriels, traditionnellement les plus dangereux et masculins, disparaissent ; de l’autre, (…)

Suite de l’article réservée au abonnés au Monde Diplomatique

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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mer., 13/12/2017

Souffrance au travail : lancement d’un observatoire pour aider les praticiens hospitaliers

L’objectif est de mieux repérer et aider les professionnels touchés, soumis notamment à des pressions managériales de plus en plus fortes.

Face à la « dégradation des conditions de travail » à l’hôpital, l’organisation Action praticiens hôpital (APH), qui regroupe une dizaine de syndicats, a lancé, jeudi 7 décembre, son observatoire de la souffrance au travail. L’objectif est de mieux repérer et aider les professionnels touchés.

A travers un questionnaire détaillé accessible en ligne, l’organisation veut définir les raisons du mal-être ressenti par certains praticiens (médecins, dentistes, pharmaciens) et dresser une « cartographie régionale et nationale de situations » jugées « indésirables et évitables ».

Les « pressions managériales » de plus en plus fortes

« Certaines disciplines sont particulièrement touchées », a expliqué Jacques Trévidic, président d’APH, citant les « urgentistes, les anesthésistes, les biologistes » ou les « psychiatres ». Sans compter les « chirurgiens qui, aux yeux des directions, ne sont pas assez rentables », a abondé Nicole Smolski, la présidente d’honneur. « Dans certains établissements, on n’est plus loin de ce qui se passe à Lidl ou Amazon », a-t-elle raillé.

En cause, la « tarification à l’activité », un mode de financement des hôpitaux controversé, que veut revoir le gouvernement, mais aussi les « pressions managériales » de plus en plus fortes de « l’hôpital entreprise », ou encore les restructurations liées aux groupements hospitaliers de territoire.

L’outil développé par APH s’appuie sur l’observatoire déjà mis en place à la fin de 2009 par le syndicat d’anesthésistes SNPHAR-E, mais il vise un public plus large, APH étant constitué de deux intersyndicales (Avenir Hospitalier et CPH) regroupant 14 syndicats et organisations. Selon les données récoltées entre 2010 et 2015 (200 appels), « 90 % des causes de la souffrance déclarée ont pour point commun des conflits avec la hiérarchie, médicale ou administrative », la surcharge de travail étant une cause « fréquente mais pas systématique ».

Via le site du Monde

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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mar., 12/12/2017

Isolement au travail : quelle place pour le syndicalisme ?

Les collectifs de travail sont réputés être en voie de disparition, ou du moins d’effritement. Ils seraient...

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Billet original sur DIM Gestes

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De l’émergence de collectifs de travailleurs indépendants aux mobilisations collectives

Les collectifs de travail sont réputés être en voie de disparition, ou du moins d’effritement. Ils seraient...

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Quels collectifs chez les travailleurs créatifs isolés ?

Les collectifs de travail sont réputés être en voie de disparition, ou du moins d’effritement. Ils seraient...

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Travailler pour l’Europe : exterritorialité juridique sans démocratie interne

La conclusion d’Hermann Kocyba, philosophe et sociologue (Institut de Recherche sociale de l’université Goethe de Francfort-sur-le-Main) sur...

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