Le ministère du travail a dévoilé son étude sur les conditions de travail et les risques psychosociaux à partir d’un échantillon de 20 990 salariés représentatifs de l’ensemble des salariés du privé et du public. Les résultats sont en demi-teinte.

Une intensité du travail encore élevée, des pénibilités physiques toujours présentes, encore moins d’autonomie mais plus d’entraide dans le travail. Telles sont les grandes lignes de la sixième enquête sur l’évolution des conditions de travail de 1984 à 2016, réalisée par la Dares, le service statistique du ministère du travail (1), sur un échantillon de 20 990 salariés représentatifs de l’ensemble des salariés du privé et du public.

Un bilan plutôt négatif, alors qu’en septembre dernier, le Centre d’études de l’emploi et du travail classait la France parmi les trois pays de l’UE où les salariés sont les plus exposés à une dégradation de leurs conditions de travail.

Une pression au travail toujours présente

La pression sur le lieu de travail reste omniprésente pour une partie des salariés. Près d’un tiers d’entre eux déclare « travailler sous pression ». Différents facteurs peuvent l’expliquer?: presque la moitié des salariés déclare se dépêcher « toujours ou souvent » et « devoir penser à trop de choses à la fois », et plus d’un tiers subit au moins trois contraintes de rythme de travail. Par exemple, une « demande de clients obligeant une réponse immédiate », des « normes de production à satisfaire en une journée », un « contrôle ou suivi informatisé » et/ou des « contrôles réguliers de la hiérarchie »…

43 % des salariés déclarent « ne pas pouvoir quitter leur travail des yeux », presque trois fois plus qu’en 1984. Le travail en urgence continue également à augmenter, notamment chez les femmes, dont plus des deux tiers doivent fréquemment abandonner une tâche pour une autre plus urgente. Un quart des salariés dit tout simplement « craindre pour son emploi ».

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Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé