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dim., 12/11/2017

Congrès « Travail, santé et usages de psychotropes » (TSUP 2017)

Liens entre le travail et les usages de psychotropes : si on en parlait ?

Les usages de psychotropes se transforment : nouveaux consommateurs, nouveaux produits, nouvelles prescriptions, nouvelles fonctions… Conséquence : les interventions de prévention en milieu professionnel ne peuvent se développer efficacement sans s’enrichir de connaissances actualisées.

Ce congrès entend apporter un nouvel éclairage sur les liens entre l’organisation du travail et les usages de psychotropes.
Il contribuera à établir et à discuter de l’éventuel sens professionnel de ces consommations et de la nécessité d’en tenir compte en prévention.

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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sam., 22/04/2017

[LIVRE] Se doper pour travailler

Du fait des transformations du travail (intensification, individualisation, précarisation…), nombreux sont ceux qui utilisent des substances psychoactives pour être en forme au bureau, traiter des symptômes gênants ou encore pour se détendre après une journée difficile.

Devant ces nouveaux usages et la multiplication des produits utilisés (alcool, tabac, amphétamines, cannabis, cocaïne, héroïne, caféine, psychostimulants, analgésiques, médicaments psychotropes), les auteurs, universitaires, chercheurs, syndicaliste et acteurs du soin et de la prévention s’attachent à comprendre les fonctions de ces consommations en milieu de travail.Se doper pour travailler

Pour eux, il est aujourd’hui important de se déprendre des représentations sociales qui externalisent les sources du problème, comme les jugements moraux, et d’engager un travail réflexif sur les actions et les pratiques concrètes.

Alors que les politiques publiques tendent à prescrire ou interdire, cet ouvrage ancre la prévention des addictions dans l’analyse du travail réel et des usages tels qu’ils existent et non tels qu’ils sont fantasmés. Il met à l’épreuve de la recherche et de l’action les liens multiples entre travail, santé et usages de substances psychoactives qui peuvent être, dans certaines conditions, des instruments de la production et prévenir d’autres risques au travail.

A propos des auteurs

Renaud Crespin est chargé de recherche CNRS au CSO (UMR 7116), Paris. Politiste et sociologue, ses recherches interrogent les processus d’instrumentation de l’action publique dans les domaines de la santé et de l’environnement et la circulation des expertises et des techniques biologiques (dépistage, sélection des donneurs de sang) dans différents espaces d’activités (don du sang, lutte contre le SIDA, prévention routière, lutte contre les drogues, travail). Auteur de plusieurs articles et chapitres d’ouvrage sur ces sujets, il a codirigé Les frontières de l’expertise (Presses universitaires de Rennes, 2010).

Dominique Lhuilier est professeure émérite au centre de recherche sur le travail et le développement (CNAM), Paris. Ses travaux de recherche portent essentiellement sur la problématique santé et travail. Elle a publié de nombreux ouvrages dont Placardisés (Seuil, 2002), Cliniques du travail (érès, 2006), Qualité du travail qualité au travail (s/dir, Octarés, 2014) et, Que font les 10 millions de malades ? (avec AM Wasser, érès, 2016).

Gladys Lutz est ergonome, attachée temporaire d’enseignement et de recherche et doctorante en psychologie du travail au CNAM. Ses recherches portent sur les interrelations entre le travail et les usages de psychotropes et sur l’apport de la clinique du travail pour la prévention de ces relations. Elle est présidente de l’association Addictologie et travail (Additra). Elle a dirigé avec Pierre Roche le numéro 21 de la Nouvelle revue de psychosociologie, Faire avec les drogues. Quelles interventions ? (érès, 2016).

Avec la participation de Gilles AMADO, Maria Elizabeth ANTUNES LIMA, Dominique BARADAT, Eric BEYNEL, Fabien BRUGIERE, Renaud CRESPIN, Christophe DEJOURS, Quentin DURAND-MOREAU, Elise FOSSET, Michel HAUTEFEUILLE, Marie Odile LALOT, Dominique LHUILIER, Marc LORIOL, Gladys LUTZ, Marie-France MARANDA, Patrick PERETTI-WATEL, Charline ROBINAUD, Duarte ROLO

Se doper pour travailler, éditions Érès, collection Clinique du travail, 352 pages, EAN : 9782749254593, avril 2017

Pour se procurer l’ouvrage : http://www.editions-eres.com/ouvrage/4032/se-doper-pour-travailler

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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jeu., 26/01/2017

Art de la déconnexion : comment font-elles pour le cultiver ?

C’est un fait : le digital a tellement envahi nos vies, professionnelle et personnelle, qu’il est difficile de faire la part des choses. Pourtant, certaines personnes y arrivent…

Le digital, sans que vous vous en rendiez vraiment compte, vous suit et grignote toute votre intimité, conduisant – dans certains cas – au burn-out. Au point qu’une nouvelle loi sur le droit à la déconnexion est entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2017, incitant les entreprises (de plus de 50 salariés) à trouver des solutions pour que leurs collaborateurs déconnectent de leur smartphone après le travail. Mais qu’en est-il dans les faits ? Témoignages.

La technique Pomodoro

Christie Vanbremeersch, coach en créativité et auteure du livre Aujourd’hui, je choisis la joie (Éditions Rue Fromentin), ne le cache pas : son téléphone portable, c’est son doudou. Dès le réveil, elle se jette sur ses mails et sur Instagram, sans parler de Facebook, le réseau social pour lequel elle ne compte pas son temps. «Il y a plein de choses intéressantes à découvrir. Ce qui nourrit aussi mon travail», souligne-t-elle. Elle en est tellement accro qu’elle est obligée de se frustrer. «Sinon, je vois bien que ma concentration se morcelle. Avoir ainsi mon attention accaparée me rend moins disponible pour mes enfants et mon mari», regrette-t-elle. Elle s’est instaurée alors des rituels : placer son smartphone dans une autre pièce lorsqu’elle travaille. «Ce qui m’oblige à me lever et me demande un effort. Cela me freine davantage que lorsque je l’ai sous la main où je peux le consulter à tout moment», constate-t-elle.

Elle utilise également la méthode Pomodoro (tomate en italien), une technique éprouvée pour une meilleure gestion de son temps. Christie Vanbremeersch divise son planning par tranches de trente minutes pour s’atteler à une tâche. «Je mets un minuteur. Quand la sonnerie retentit, je m’accorde cinq à six minutes de pause pour flâner sur les réseaux sociaux», raconte-t-elle. Pour les repas en famille, chacun dépose son téléphone portable dans une corbeille. Pour se remettre d’aplomb, la coach s’oblige à une cure de déconnexion d’une semaine complète une à trois fois par an : plus de réseaux sociaux et de consultation de mails pendant cette période. «Une démarche volontaire qui me met parfois en colère. C’est à ce moment-là que je mesure à quel point je suis dépendante du digital», affirme-t-elle.

La suppression de son compte Facebook

Martine Paulais a créé Alice et les mots pour animer ses ateliers d’écriture. En juin dernier, elle a coupé le clapet de Facebook en supprimant tout simplement son compte. «Je me laissais emporter par les posts des uns et des autres, aussi intéressants soient-ils, mais qui n’avaient aucun lien avec mon métier. J’y perdais au moins trois-quarts d’heure par jour, temps que j’aurais pu passer à faire autre chose de plus efficace», témoigne-t-elle. Quand elle se met à travailler, elle éteint sa connexion Internet. «C’est pour empêcher les tentations. S’il m’arrive de surfer de site en site alors que je recherche une information précise, je reviens à mon objectif de départ. Tout ce qui m’intéresse, je le note sur un papier et j’y reviendrai plus tard», glisse-t-elle. Concernant les mails, elle laisse passer quelques heures avant de répondre. La soirée, après 20 heures, elle se consacre à son compagnon. Un moment sacré pour tous les deux durant lequel le digital n’a plus du tout sa place.

Une question de priorité

Pas de secret : pour Laura Lemeur, 40 ans, responsable qualité chez Décathlon pour la marque Tribord, il s’agit de faire la part des choses. «Tout est une question de priorités», lâche-t-elle. Une fois rentrée chez elle, la jeune cadre oublie le travail et se consacre entièrement à ses trois enfants. Il est donc hors de question de répondre à ses mails le soir et le week-end. «J’estime que lorsqu’on est partout, tout le temps, on est nulle part. Pour ma part, je ne peux pas tout faire», poursuit-elle. Si Laura Lemeur a choisi le Pays basque comme port d’attache, c’est justement pour la qualité de vie qu’elle y trouve. Elle ne compte pas y déroger et laisser son smartphone envahir sa sphère intime. «Je sépare bien ma vie pro et ma vie perso en ayant deux téléphones. À la maison, j’éteins toujours le professionnel», dit-elle. Sa chance ? Elle n’est pas férue de réseaux sociaux et observe d’un œil lointain tout ce qui s’y passe. «La vraie vie se passe ici et maintenant, avec mes proches et non dans le virtuel», assure-t-elle. Quant aux urgences, elle arrive toujours à les gérer… mais au bureau.

Lire la suite sur le site du Figaro Madame

 

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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dim., 08/01/2017

Consultation Psychothérapie

La psychothérapie: qu'est-ce que c'est ?

Un traitement psychologique pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique qui a pour but de favoriser chez le patient des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental, dans son système interpersonnel, dans sa personnalité ou dans son état de santé. Ce traitement va au-delà d'une aide visant à faire face aux difficultés courantes ou d'un rapport de conseils ou de soutien.

photo1_nouvel_ame_nagement.jpegAinsi, vos difficultés prennent de plus en plus de place dans votre vie et vous empêchent d’aller vers votre épanouissement.

La souffrance et le mal être sont les premiers signes.

Vous pouvez aussi souffrir :

La psychothérapie est un ensemble de méthodes de traitements des troubles et affections psychiques, émotifs, affectifs et physiques. Le langage étant le moyen le plus populaire par lequel s'effectue une psychothérapie, il existe cependant autres techniques ou approches corporelles.

Objectifs:

le thérapeute aide le patient à définir le problème mais aussi à identifier un objectif réaliste : Qu’attend-il de cette thérapie ? A quoi pourra-t-on voir que la situation aura changé lorsque la thérapie portera ses fruits ?
Dans le cas où la personne consulte pour plusieurs problèmes, qu’ils soient distincts ou imbriqués, le premier entretien sert aussi à se mettre d’accord sur leur hiérarchisation, et sur le problème que la thérapie abordera en premier.

Modalité:

Les échanges entre le psychologue et la personne en thérapie sont orientés et visent des objectifs précis. Tous les sujets peuvent être abordés s'ils servent à atteindre ces objectifs. L'échange est axé sur votre vie personnelle, vos sentiments et sur ce qui est important pour vous. Il prend souvent en compte votre passé, et tout particulièrement votre enfance.
En second lieu, il est vrai que l'écoute attentive du psychologue fait partie de la thérapie. Mais le psychologue intervient également; il pose des questions, commente ce que vous venez de dire, vous demande des précisions et vous aide à exprimer des sentiments, des émotions, et à relater des événements.
Une psychothérapie est un processus de changement. Nous savons tous que changer des comportements, des attitudes, des réactions n'est pas chose facile et instantanée. Dans la plupart des cas, vous ne pourrez pas atteindre vos objectifs en une ou deux entrevues. Cependant, la psychothérapie n'a pas nécessairement à se poursuivre pendant de nombreuses années. Selon les études menées à ce jour, une période de quelques mois à un an est généralement suffisante pour obtenir des résultats satisfaisants par rapport aux problèmes qui étaient à l'origine de la consultation. Cependant, la durée de la psychothérapie dépend de nombreux facteurs, tels que la gravité des problèmes, la nature des objectifs visés, le type d'approche thérapeutique choisi et la durée de la période d'adaptation (pour se sentir à l'aise, etc.), et peut donc nécessiter des interventions sur une période plus longue.

photo2_nouvel_ame_nagement.jpeg!!!Séance

La séance dure environ 45 minutes.
La consultation se déroule au Cabinet à Besançon dans un cadre sécurisant, contenant et confortable. En fonction des besoins, il pourra y avoir des consultations sur site notamment à Vesoul. (cadre moins propice à l'exercice de la psychothérapie).

L'entretien se fait uniquement sur rendez-vous.

Tarif : Consulter mes tarifs

Vous souhaitez prendre rendez-vous ? Appelez moi au 06.09.85.21.86 ou contactez moi par mail contact@psychologuedutravail.pro

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sam., 24/09/2016

Santé au travail des professionnels de l’anesthésie-réanimation : « avec la commission Smart : prenez soin de vous ! »

La commission Santé du médecin anesthésiste réanimateur au travail (Smart) issue du Collège français des anesthésistes réanimateurs (CFAR) a pour objet d’aider les professionnels en situation de souffrance au travail.

Elle offre la possibilité d’effectuer des autotests individuellement ou en équipe sur le site du CFAR et d’accéder à un numéro vert d’écoute anonyme par des psychologues. La commission a également développé un réseau de soutien pour les situations d’addictologie et une documentation sur les organisations en place dans les différents pays. D’autres projets seront développés dans le cadre de la commission.

Mots clés
Bien être au travail; Syndrome d’épuisement professionnel; Addiction au travail

* * *

Résumé en anglais :
Under the umbrella of the French college of anaesthesiologists and critical care physicians, the well-being committee aims to support physicians who experience professional difficulties. It provides the opportunity for the physician to perform self-psychological assessment and to call psychologists through a dedicated anonymous phone number. A supportive network has also been developed for addict physicians. Eventually, the website provides references about other experiences in different countries. Further projects will be developed in this setting.

Keywords : Burnout; Well-being committee; Workaholism

Se procurer l’article sur www.sciencedirect.com

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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ven., 29/07/2016

Matinée débat « Faire avec les addictions : quelles pratiques? » 8 oct.2016

À l’occasion de la sortie de son numéro 21, la Nouvelle Revue de Psychosociologie est heureuse de...

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Billet original sur DIM Gestes

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sam., 22/08/2015

Heureux sans travailler

our des raisons diverses mais de leur plein gré, ils et elles ont cessé de travailler et le vivent très bien. Leurs proches, pas toujours, tant la valeur travail reste l’alpha et l’oméga par lequel on juge de l’activité d’une personne.

«Je ne veux pas faire des trucs qui me font chier.» Camille – il a préféré donner ce prénom cher aux zadistes – ne travaille pas. Ou si peu : un ou deux mois par an, depuis qu’il a décroché son bac à Nancy en 2005. «Je pourrais vivre seulement du RSA, mais faire les vendanges me permet d’acheter des BD et des cadeaux», précise-t-il. Hervé, la petite quarantaine, a démissionné de son poste d’entraîneur sportif il y a trois ans pour devenir homme au foyer. Les revenus de sa femme suffisent pour faire vivre la famille. Lui se consacre désormais à ce qu’il remettait jusqu’alors à plus tard, mais surtout il peut voir grandir ses enfants. Etre libre de son temps, c’est aussi ce qui a amené Lætitia, bricoleuse heureuse tout juste trentenaire, à troquer son CDI dans un centre social contre une vie nomade à bord de son camion.

«PARASITE SOCIAL»
«Inactifs» au sens conventionnel (ils ne sont ni en emploi ni au chômage), Camille, Hervé ou Lætitia sont pourtant loin d’être inaptes. Encore moins désœuvrés. Ils ont simplement opté pour un mode de vie qui leur convient, sans chiffre d’affaires ni fiche de paie. «Il y a 50 000 choses que j’ai envie de faire», lâche Camille, qui partage ses journées entre le militantisme, la lecture et les coups de main aux copains. «Je manque de temps pour ne rien faire, et je ne prends jamais de vacances», sourit de son côté Simon, qui vit son quart de siècle dans l’engagement activiste. Tous affirment ne pas regretter leur choix : un emploi, non merci. Tant pis si cela doit en irriter certains. Car il n’est pas simple de vivre hors de l’entreprise et du salariat, dans une société où la valeur travail est fondatrice, omniprésente et sa contestation taboue. Du «travailler plus pour gagner plus» sarkozyste au hollandiste «ma priorité, c’est l’emploi», l’importance du travail est défendue par les politiques de tous bords et rassemble sous la même bannière la CGT et le Medef, l’Eglise catholique et le Strass. «Aujourd’hui, la crise a encore accentué son rôle économique, social, mais aussi symbolique», analyse Danièle Linhart, directrice de recherche au CNRS (lire ci-contre). L’Insee lui donne raison : 80 % des Français considèrent le travail comme l’un des composants essentiels de l’identité, au-delà de son apport matériel évident. Un plébiscite. «Pas facile, quand tout le monde cherche un emploi, de dire que tu as quitté le tien juste parce que tu en avais envie. Il est impossible d’expliquer mon choix à une partie de mon entourage», regrette Hervé.

Le travail est «un fait social total [dont] l’absence est devenue quelque chose d’absolument insupportable», écrit la sociologue et philosophe Dominique Méda dans son ouvrage Travail : la révolution nécessaire (2010). Celui qui ne travaille pas est stigmatisé : jugé malchanceux dans le meilleur des cas, inadapté ou assisté, il est rapidement perçu comme un profiteur potentiellement subversif dès lors qu’il assume son état. «Quand j’ai démissionné après un burn-out, mes proches m’ont soutenu. Mais quand je leur ai confié que je ne souhaitais pas chercher un nouvel emploi, les mots « assistanat », « parasite social » ont fusé avant que j’ai pu m’expliquer», se souvient Simon. Aujourd’hui, son bonheur semble avoir eu raison des réticences de son entourage. «Je ne trouve pas d’autre sens à ma vie que d’essayer de changer les choses, pour un monde plus juste», s’enflamme le jeune homme, clown activiste au sein de la Circa (Clandestine Insurgent Rebel Clown Army). Un idéal que partagent Camille, zadiste actif et écologiste convaincu, mais aussi Lætitia. Ces derniers temps, la jeune femme occupe ses soirées à la mise au point d’un générateur pour économiser du carburant.

Lire la suite sur le site de Libération

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie PEZE

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mar., 14/04/2015

Le droit à la déconnexion peine à s’appliquer

Difficile de ne pas répondre à un mail de son patron ou de son client, y compris le soir et le week-end. Un guide rappelle quelques bonnes pratiques pour ne pas mêler vie privée et vie professionnelle tout en posant les limites du droit à la déconnexion.

Le scénario est un grand classique. Il est même le lot quotidien de nombre salariés, en particuliers des cadres. Un courriel tombe tard le soir dans votre messagerie professionnelle. Il émane de votre supérieur hiérarchique. Impossible de feindre son existence, votre smartphone ne quitte plus votre main depuis quelques années. Vous répondez. Et de pollué, vous devenez pollueur. Avec effet boule de neige garantie pour peu que vos collègues soient en copie.

Les tribunaux ont rappelé ces dernières années que le respect au repos et à la santé s’impose à l’employeur et que ce dernier ne peut se défausser sur le salarié au prétexte qu’il ne pouvait savoir si son salarié était connecté en dehors des horaires de travail (Cour de cassation du 29 juillet 2011).

S’il est facile à énoncer, ce droit à la déconnexion s’avère complexe à appliquer dans les faits comme le rappelle l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (Orse) dans une mise à jour de son guide sur le bon usage des outils numériques au travail, paru une première fois en 2011. La solution la plus simple consiste à bloquer l’accès à la messagerie une fois la journée terminée. Ce que fait Volkswagen, l’exemple le plus souvent donnée exemple. « Mais cela ne concerne qu’un établissement de mille personnes, employant essentiellement des non cadres », tempère François Fatoux, délégué général de l’Orse.

Plus près de chez nous, le groupe de protection sociale et de retraite complémentaire Réunica a mis en place une « déconnexion automatique ». Le serveur de messagerie est « coupé » de 20 h à 7 h en semaine et le weekend du vendredi 20 h au lundi 7 h. Mais les exemples sont rares et les moyens pour contourner les dispositifs légion. Qui ne dispose pas d’adresse Gmail ou Yahoo !, d’espace de stockage de type DropBox ? Au risque, en utilisant ces outils privés d’exposer l’entreprise à des fuites de données.

Suppression automatique des mails durant les vacances
En France, la CGT des cadres a fait de ce droit de la déconnexion un de ses chevaux de bataille. Le syndicat qui propose sur son site un outil pour permettre aux cadres et techniciens d’évaluer leur temps de travail réel demande «la mise en place d’une négociation obligatoire dans chaque entreprise sur l’utilisation des outils numériques, prévoyant notamment des plages de trêve de mails»

Lire la suite sur 01.Net Business

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie PEZE

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jeu., 12/03/2015

Les dangers de lire ses courriels professionnels après les heures de travail

Grâce à nos téléphones intelligents, il est maintenant possible d’accéder à ses courriels professionnels à toute heure du jour ou de la nuit. Une nouvelle étude de l’Université du Texas à Arlington révèle toutefois que les courriels reçus après les heures de travail ont des effets directs sur l’état d’esprit des travailleurs, rapporte le Business Daily News.

L’étude montre que les courriels peuvent provoquer, au moment de leur réception, diverses réactions auprès de leurs destinataires. L’effet que provoque un courriel dépend du ton et de son contenu, du temps nécessaire pour y répondre ou pour réaliser le travail demandé et de son émetteur (un supérieur ou un collègue).
Pour en arriver à ces conclusions, les chercheurs ont interrogé 341 salariés. Pour une période de sept jours, les participants à l’étude ont dû remplir un questionnaire à chaque fois qu’ils recevaient un courriel professionnel après les heures de travail. Parmi tous les courriels reçus, 21 % provenaient d’un supérieur, 41 % de collègues, 16 % de subordonnés et 22 % de clients.
Les courriels dont le ton est perçu comme négatif (même si ce n’était pas l’intention) ont été établis comme provoquant des émotions négatives auprès des employés.
Les courriels reçus après les heures de travail ne sont toutefois pas toujours perçus négativement par les travailleurs. Au contraire, les courriels dont le ton est positif ou ceux qui contiennent des éloges provoquent des réactions positives. Même son de cloche pour les courriels auxquels il est possible de répondre rapidement.

«Il y a de fortes raisons de croire que les contenus positifs dans les courriels génèrent de la joie et que les contenus plus négatifs engendrent de la colère. Cependant, la colère a plus de chance de se répercuter sur la vie personnelle des gens et d’interférer avec leurs pensées et leur comportement.»
Ainsi, Mme Boswell considère que les courriels de nature positive peuvent très bien être envoyés le soir même, puisqu’ils sont susceptibles de déclencher des émotions positives.
Lorsqu’ils communiquent par courriel avec leurs employés, les patrons devraient toujours s’assurer d’inclure des marques de reconnaissance et d’encouragement. Les supérieurs devraient aussi préciser que le traitement du courriel peut attendre au lendemain matin.

Des courriels de son supérieur
De manière générale, les employés sont toutefois plutôt réticents à l’idée de recevoir un courriel de leur supérieur après les heures de travail. «En général, les employés réagissent négativement aux courriels de leurs supérieurs comparativement à ceux des autres, quelle que soit la nature du courriel. Peut-être se sentent-ils obligés de traiter le courriel et/ou estiment-ils que leur supérieur est particulièrement intrusif dans leur vie personnelle», souligne Wendy Boswell.
Les travailleurs qui entretiennent de mauvaises relations avec leurs supérieurs tendent d’ailleurs à réagir négativement lorsqu’ils reçoivent un courriel professionnel après les heures de travail, et ce peu importe qui en est l’auteur.

Des effets sur la santé
Comme le rappelle Mainstreet, si les courriels professionnels reçus après les heures de travail ont des impacts sur l’humeur des travailleurs, ils pourraient aussi mener à des problèmes de santé. C’est du moins ce que révèle une étude allemande publiée en septembre dernier.
Selon cette étude, qui est parue dans Chronobiology International, les courriels reçus après les heures de travail pourraient effectivement causer des troubles du sommeil, des maux de tête, de la fatigue, de l’anxiété, des problèmes digestifs. Ils pourraient même être à l’origine de problèmes musculaires et cardiovasculaires.
Par ailleurs, Mme Boswell est d’avis que c’est aux employés de réfléchir, puis de s’imposer des limites en ce qui a trait à la réception de courriels professionnels après les heures de travail.

Via le Journal de Montréal

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie PEZE

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