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ven., 17/02/2017

Dispositions relatives au compte personnel d’activité, à la formation et à la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique

Ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017 portant diverses dispositions relatives au compte personnel d’activité, à la formation et à la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique.

JORF n°0017 du 20 janvier 2017 – Texte n° 43Compte personnel d'activité, formation, santé et sécurité au travail dans la fonction publique

  • Titre Ier : COMPTE PERSONNEL D’ACTIVITÉ ET FORMATION PROFESSIONNELLE TOUT AU LONG DE LA VIE
  • Titre II : DISPOSITIONS RELATIVES AU TEMPS PARTIEL THÉRAPEUTIQUE, À LA PÉRIODE DE PRÉPARATION AU RECLASSEMENT ET AU RÉGIME DE PRISE EN CHARGE DES INCAPACITÉS TEMPORAIRES RECONNUES IMPUTABLES AU SERVICE
  • Titre III : DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES

Fait le 19 janvier 2017.

Par le Président de la République : François Hollande

Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve

La ministre de la fonction publique, Annick Girardin

 

Consulter et télécharger l’Ordonnance sur le site Legifrance.gouv.fr

 

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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lun., 20/07/2015

Défendre les métiers sociaux

La politique de formation aux différents métiers du travail social déraille depuis quelques années.

Le 15 décembre 2014, un rapport sur la refonte de ces métiers a été déposé par la Commission professionnelle consultative (CPC), instance consultative au sein du ministère des affaires sociales.

Ce groupe, presque à huis clos, sans réelle concertation avec les intéressés, préparait depuis près de deux années un projet de réforme sans précédent remettant en question les cadres historiques du travail social salarié.

Des réactions se sont fait entendre suite au dépôt de ce rapport en décembre 2014 et Mme Bourguignon, députée de la 6e circonscription du Pas-de-Calais, a été missionnée pour rencontrer un certain nombre d’acteurs. Elle remettra son propre rapport au premier ministre fin juin 2015.

Disparition de diplômes
Trois propositions majeures retiennent notre attention :

  • Une diminution de l’offre avec la disparition d’un certain nombre de diplômes et la déqualification des métiers.
  • Une régression dans la relation à l’autre puisque les actuels professionnels de niveau III (bac + 2) deviendraient des « coordinateurs de projets » (comme si le projet était une fin en soi et non l’outil qu’il est depuis longtemps !), la relation directe avec les publics accompagnés étant confiée à des personnels moins formés.
  • Une réorganisation de la formation pratique avec une diminution drastique du temps de stage, tout en maintenant le principe de d’alternance !

Nous, enseignants universitaires, formateurs, chercheurs, etc., voulons dire haut et fort pourquoi la voie choisie n’est pas la bonne et pourquoi nous soutenons les professionnels, étudiants, formateurs qui aujourd’hui, au sein d’Avenir éducs, résistent à ce qui a pris le nom prétentieux et détestable de « réingénierie » ou pire encore de « refondation », de purs produits du managérialisme ambiant.

Le travail social n’est pas un service comme un autre, nulle part au monde il n’est soumis aux règles du commerce. Les professionnels ne sont pas les exécutants de dispositifs ou pire d’algorithmes qui auraient été concoctés en dehors d’eux. Ils sont et doivent rester coproducteurs du modèle social français.

Au contact des gens en difficulté
La noblesse de cette pratique tient à deux traits essentiels : d’une part, ce sont des professionnels aux prises avec des terrains et des situations toujours difficiles, là où les effets de la crise socio-économique sont les plus visibles, là où reculent le vivre ensemble et parfois la citoyenneté, s’agissant notamment des dits exclus, des jeunes désœuvrés ou des populations dont l’intégration est contrariée ; d’autre part, ils font ce que le citoyen ordinaire ne fait généralement pas, ils vont au contact des gens en difficulté, ils vivent parfois avec eux dans des institutions ad hoc, leur implication est remarquable, ils ont appris à « savoir s’y prendre », grâce notamment à la culture clinique qui caractérisait leur formation, jusqu’à ces dernières années.

Ce tableau globalement cohérent, qui ne demandait qu’à être consolidé pour mieux répondre aux nouveaux enjeux mais aussi pour continuer d’améliorer la qualité des réponses déjà à l’œuvre, est aujourd’hui mis à mal sur plusieurs plans.

Notre pays se caractérise d’abord par l’absence d’une doctrine globale pour l’action sociale depuis plus de 30 ans et, à ce titre, le rapport de la CPC témoigne d’une absence totale d’ambition politique, ne faisant que soumettre des propositions techniques face à une réalité qu’il caricature.

Manifestement, les « simplifications » concernant la fusion des métiers et les réductions de la formation répondent avant tout à une rationalité organisationnelle, au service des employeurs, en évitant soigneusement de penser de façon éthique la question de l’accompagnement et de l’aide qu’il faut mettre en œuvre au profit de personnes en difficulté.

Lire la suite sur le site du Monde : Démonétisation des diplômes, Déqualification et précarité, Des sujets et non des catégories, Plus de respect.

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie PEZE

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jeu., 09/04/2015

Hôpitaux : infirmiers surchargés, mortalité en hausse

Une étude établit un lien entre la surcharge de travail des infirmiers et l’augmentation de la mortalité dans 300 hôpitaux européens.

INFIRMIERS
Les mesures d’austérité lorsqu’elles sont prises en milieu hospitalier peuvent avoir de funestes conséquences. C’est la conclusion de travaux publiés mercredi 26 février dans la prestigieuse revue médicale britannique The Lancet. L’étude s’est attachée à évaluer l’impact d’une surcharge de travail des infirmiers ainsi que leur niveau de formation sur la survie de patients admis en chirurgie.

L’étude a compilé les données d’hospitalisation de 422 730 patients âgés de 50 ans ou plus et opérés dans 300 hôpitaux de 9 pays européens (Belgique, Royaume-Uni, Finlande, Irlande, Pays-Bas, Norvège, Espagne, Suède, Suisse). Ces patients ont subi des opérations courantes comme celles de la hanche ou du genou, de la vésicule biliaire, des interventions vasculaires ou encore de l’appendicite.

Augmenter la charge de travail fait progresser de 7% le risque de mortalité du patient
Ces données ont été recoupées avec les résultats d’une enquête réalisée en 2009-2010 auprès de 26 516 infirmiers qui évaluait leur charge de travail ainsi que leur niveau de formation.
Résultat : augmenter la charge de travail fait progresser en moyenne de 7% le risque de mortalité du patient dans le mois qui suit son admission. Les chercheurs ont également mesuré que chaque année supplémentaire de formation des infirmiers était associée à une réduction de 7% du risque de décéder dans les 30 jours suivant l’intervention chirurgicale.

Certes, le nombre de patients morts à l’hôpital était très faible : en moyenne entre 1 à 1,5 %, selon les pays. Cependant, au sein d’un même pays, ce taux de mortalité varie largement, allant jusqu’à plus de 7 % dans les hôpitaux les plus mal lotis. Pour les auteurs de l’étude, c’est bien la surcharge de travail et le niveau de formation qui sont en cause.

Charge de travail et niveau de formation
Deux facteurs majeurs sont donc liés à cette mortalité plus élevée : une charge de travail plus importante et un niveau d’éducation plus faible des infirmiers ou des infirmières. La dotation en personnel et le niveau de formation varient grandement d’un pays à l’autre et même d’un hôpital à l’autre, notent les auteurs. En Espagne et en Norvège par exemple toutes les infirmières ont l’équivalent du niveau de licence contre seulement 28% en Angleterre.

Dans les hôpitaux où chaque infirmière est chargée de six patients en moyenne et où 60% ou plus de l’équipe a le niveau licence, le risque de décès du patient dans les 30 jours est inférieur de presqu’un tiers à celui des établissements où chaque infirmière a à sa charge huit patients et où seulement 30% d’entre elles possèdent ce degré d’éducation.

Lire la suite sur le site sciencesetavenir.fr

Lire les détails de l’étude « Nurse staffing and education and hospital mortality in nine European countries: a retrospective observational study » sur le site de The Lancet

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie PEZE

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