Mot-clé - Inégalités et discriminations

Fil des billets - Fil des commentaires

mer., 29/11/2017

Les outils de formation sur les violences au sein du couple et les violences sexuelles

Les outils de formation sur les violences au sein du couple et les violences sexuelles

Ces kits de formation se composent d’un court-métrage et d’un livret d’accompagnement élaboré par la MIPROF (Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains) avec le concours d’un collège de formateurs-trices, d’universitaires, d’enseignant-e-s et d’expert-e-s et le soutien des partenaires institutionnels, professionnels.
Leur utilisation dans le cadre de la formation initiale et continue est libre de droits sous réserve d’une information préalable à la MIPROF.
Vous pouvez obtenir les liens de téléchargement et les livrets en format numérique en écrivant à formation@miprof.gouv.fr.

Le kit « Anna »

Il explique les mécanismes des violences au sein du couple, le repérage, la prise en charge par le-la professionnel-le et le travail en réseau. Il a été réalisé avec le soutien de la Commission européenne. Télécharger la fiche de présentation Kit Anna (pdf – 211.6 ko).

Une version du film est disponible pour les personnes sourdes et malentendantes (LSF et sous-titrage en français) pour l’obtenir écrire à formation@miprof.gouv.fr
Le kit est disponible en anglais.

Le kit « Tom et Léna »

Il traite de l’impact des violences au sein du couple sur les enfants ainsi que du repérage et de la prise en charge de la mère et de l’enfant victimes. Il est destiné d’abord aux professionnel-le-s de l’enfance et de l’adolescence. Il a été réalisé avec le soutien de la MGEN-ADOSEN, l’institut de victimologie, le ministère de la justice (DPJJ) et le ministère de l’éducation nationale (DGESCO). Télécharger la fiche de présentation Tom et Léna (pdf – 426.4 ko)

Une version du film est disponible pour les personnes sourdes et malentendantes (LSF et sous titrage) écrire à formation@miprof.gouv.fr

Le kit « Protection sur ordonnance »

Il traite des mécanismes des violences, du repérage et de l’évaluation du danger lié aux situations de violences au sein du couple pour mettre en place une prise en charge et une protection adaptée pour la mère et les enfants victimes. Il est conçu d’abord pour les avocat-e-s et les professionnel-le-s du droit. Télécharger la fiche de présentation Protection sur ordonnance (pdf – 685.5 ko)

Le kit « Elisa »

Il traite de les conséquences des violences sexuelles et de l’impact du repérage systématique sur la femme victime. Cette pratique professionnelle améliore le diagnostic, la prise en charge et l’orientation par le-la professionnel-le. Il est destiné d’abord aux sages-femmes et aux professionnel-le-s de santé. Il a été réalisé avec le soutien notamment des instances et associations professionnelles des sages-femmes. Télécharger la fiche ELISA (pdf – 586.9 ko)

Une version du film est disponible pour les personnes sourdes et malentendantes (LSF et sous-titrage en français) pour l’obtenir écrire à formation@miprof.gouv.fr

Les vidéos sont toutes disponibles sur le site du Secrétariat d’État en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

Pour partager cet article --> Partage

dim., 05/11/2017

Guide égalité femmes-hommes. Mon entreprise s’engage.

Destiné aux TPE-PME ce guide pratique a pour objectif de lever les freins liés aux stéréotypes et de favoriser le développement de plans d’action en faveur de l’égalité professionnelle.

Conçu pour aider tous les acteurs et toutes les actrices au sein des TPE-PME qui souhaitent engager leur entreprise et s’impliquer dans la mise en place d’une démarche égalité, ce guide leur offre une méthode de déploiement simple, des bonnes pratiques directement opérationnelles, le tout illustré de témoignages concrets du monde des TPE-PME.

Que contient ce guide ?

  • Des outils pratiques pour agir efficacement.
  • Des témoignages concrets du monde des TPE-PME pour vous inspirer.
  • Des clés simples pour comprendre les enjeux des obligations légales.
  • Un recensement de références et de sites pour aller plus loin.

 

Télécharger le guide

TPE-PME : Guide égalité femmes-hommes

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

Pour partager cet article --> Partage

jeu., 19/10/2017

L’injonction au mouvement perpétuel

Derrière les discours bienveillants du macronisme, la mobilité est devenue une sommation. Un grand déménagement du monde orchestré par le capitalisme financier ?

Par Henri Pena-Ruiz, philosophe, écrivain et Cyril Barde, professeur de lettres en classes préparatoires

Un mythe structure le macronisme, et, plus largement, le discours néolibéral dont il n’est que l’avatar souriant : celui du mouvement. Le mouvement, décliné en ses multiples synonymes et métaphores, est censé permettre l’adaptation du pays aux exigences de la «vie liquide» théorisée par Zygmunt Bauman, ce monde incertain et instable où se dissolvent toutes les identités collectives au profit de trajectoires individuelles et mouvantes.

La main-d’œuvre doit être liquide, flexible, adaptable à toute situation. Traduisez. Dans le contexte d’une mondialisation qui permet de jouer sur l’inégal développement des droits sociaux, il importe de rendre possible les délocalisations incessantes des productions et des services. Ainsi, les maîtres du monde peuvent jouer la géographie contre l’histoire en faisant un chantage continuel à la compétitivité. Leur mobilité à eux se joue dans les luxueuses classes affaires des avions. Il est clair que le travail d’un quasi esclave coûte moins cher que celui d’un(e) ouvrier(e) qui jouit de droits minimaux notamment grâce au code du travail, produit de cent cinquante années de luttes. D’où sa liquidation programmée, pudiquement rebaptisée «simplification», «allégement», «assouplissement».

«Agilité», «flexibilité», «souplesse» sont autant de mots totem ressassés, de valeurs exaltant le dynamisme d’une société enfin moderne qui se serait mise au diapason de la mondialisation. Vous pensez que la loi travail XXL voulue par le gouvernement va faciliter les licenciements et accroître la précarité des salarié(e)s, soumis(e)s au CDI de projet ? Vous n’y êtes pas. Il s’agit de «libérer les énergies» et de permettre une fluidité plus grande sur le marché de l’emploi. Les droits sociaux, les statuts, les métiers doivent se fondre dans le tourbillon de la précarité. La rhétorique apologétique tourne à plein, hélas, trop souvent relayée par des médias aux ordres, et vecteurs paresseux des idées conformes aux intérêts dominants. Malheur à qui fait remarquer les coûts humains, sociaux, écologiques de cette liquidation générale. Il sera tenu pour réactionnaire, partisan d’un monde figé.

Toute demande de stabilité, tout espoir de pérennité, tout attachement à ce qui est acquis ou prévisible est considéré comme une marque insupportable de conservatisme et d’archaïsme. Malheur à qui dénonce l’externalisation de ces coûts, mis à la charge de la puissance publique dont pourtant on dénonce rituellement les dépenses. Malheur à qui remet en cause le modèle allemand sans cesse vanté, alors qu’il ne construit la compétitivité et l’embauche que sur la dévastation des droits sociaux, la précarisation des ouvriers et des employés, le creusement vertigineux des écarts de revenus. Triste exemplarité. L’internationalisme a bon dos. Sa version capitaliste mondialisée nous offre le spectacle d’un scandaleux paradoxe : la juxtaposition de l’opulence et de nouvelles formes de misère.

Lire la suite sur le site de Libération

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

Pour partager cet article --> Partage

mar., 13/06/2017

Kit pour agir contre le sexisme. Trois outils pour le monde du travail

Le sexisme au travail est plus que jamais d’actualité.

83% des femmes non-cadres estiment que les réflexions et attitudes sexistes ou le fait de travailler dans un environnement de travail sexiste peut avoir des effets sur le travail et sur la santé, selon une enquête réalisée par le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle (CSEP).

Pensé par Le Conseil Supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, ce kit pour agir contre le sexisme est composé de trois outils pour le monde du travail.

La première fiche est une fiche juridique sur l’agissement sexiste.
La seconde fiche, elle aussi sur l’agissement sexiste, se compose de plusieurs fiches repères.
Quant à la dernière elle se tourne vers le sexiste au travail avec 10 leviers pour que l’entreprise puisse agir.

Dans chaque partie sont mis en avant des définitions, afin de pouvoir aborder ce qu’est l’agissement sexiste, ainsi que des exemples d’agissements sexistes et des conseils.

L’agissement sexiste dans le monde du travail – Fiche juridique

Pour la première fois, le mot SEXISME entre dans le code du travail avec une nouvelle disposition spécifique, « l’agissement sexiste ». Les manifestations du sexisme au travail sont multiformes, elles peuvent être ressenties de façon différente par les personnes qui en sont victimes et peuvent avoir des répercussions sur la vie professionnelle des salarié.e.s.
Alors qu’un certain nombre d’actes et de comportements fondés sur le sexe (discrimination à raison du sexe, injures à raison du sexe) ou à connotation sexuelle (harcèlement sexuel, etc.) rappelés dans l’annexe du guide sont déjà visés par la loi, ce qu’on appelle le « sexisme ordinaire » a récemment fait l’objet d’une disposition spécifique dans le code du travail portant sur l’interdiction de « tout agissement sexiste », à l’occasion de la loi du 17 août 2015 relative au dialogue social et à l’emploi. La loi du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels a renforcé ces dispositions.
Employeurs.euses, DRH, représentant.e.s syndicaux.ales, salarié.e.s, cette fiche pratique réalisée par le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (CSEP), vous présente cette nouvelle législation et les outils pour agir au sein de votre entreprise.

L’agissement sexiste dans le monde du travail – Fiches repères

À destination des employeurs, RH, délégué.e.s du personnel, délégué.e.s syndicaux.ales et des victimes, ces fiches répondent, pour chacune des catégories mentionnées, à la question « Que faire » en cas d’agissement sexiste.

Sexisme au travail – Dix leviers pour l’entreprise

La disposition concernant l’agissement sexiste a été intégrée dans notre droit du travail en 2015. L’heure est venue de lui donner sa pleine mesure au sein des organisations de travail en actionnant un certain nombre de leviers d’action. L’entreprise a, en effet, la responsabilité d’offrir un cadre de travail favorisant le bien vivre ensemble et reposant sur le respect mutuel entre ses membres et une culture exempte de sexisme.
Les attitudes et comportements sexistes tels que définis à l’article L. 1142-2-1 du code du travail, communément appelés «sexisme ordinaire», ont des répercussions directes à la fois sur le bien-être au travail des salarié.e.s et sur leur sentiment de compétence et de légitimité.
Les femmes y sont plus souvent confrontées que les hommes. 80% des femmes cadres et 74% des femmes non cadres salariées considèrent que, dans le monde du travail, les femmes sont régulièrement confrontées à des attitudes ou comportements sexistes (Enquêtes CSEP sur « Les relations de travail entre les femmes et les hommes » novembre 2013 et novembre
2016). Le sexisme conduit les femmes à adopter des stratégies d’évitement, voire de retrait, et nuit à la performance de l’entreprise et de ses salarié.e.s.

Télécharger le « Kit pour agir contre le sexisme »

KIT POUR AGIR CONTRE LE SEXISME TROIS OUTILS POUR LE MONDE DU TRAVAIL

 

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

Pour partager cet article --> Partage

jeu., 04/02/2016

Parité en entreprise : y a encore du taf

Les femmes gagnent un salaire en moyenne 24% inférieur à celui des hommes. Une disparité que le gouvernement et les entreprises essaient, non sans mal, de gommer.

Faut-il s’en réjouir ? En France, l’écart de salaire entre hommes et femmes est à la baisse. Entre 2008 et 2013, il a baissé de 1,7 point, selon Eurostat. Mais les disparités restent importantes. En 2013, les femmes gagnaient en moyenne 24 % de moins que les hommes. Chiffre qui passe à 9,9 % lorsque la comparaison est faite à secteur d’activité, âge, catégorie socioprofessionnelle et temps de travail identiques. Dans l’entourage de Pascale Boistard, la secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes, on trouve quelques raisons d’applaudir : «En France, deux tiers des femmes en âge de travailler ont un emploi et l’écart de taux d’emploi entre les femmes et les hommes est plus faible chez nous que dans le reste de l’Europe. [11,6 % dans l’UE, 8,1 % en France ndlr].» Sauf qu’aujourd’hui, seuls 17 % des métiers sont considérés comme mixtes, c’est-à-dire comportant entre 40% et 60% des deux sexes. Ce qui, reconnaît ce proche du dossier, «joue sur les salaires, car tous les secteurs n’ont pas les mêmes niveaux de rémunération. Aujourd’hui, les femmes sont davantage à temps partiel, sur des métiers moins qualifiés et dans des secteurs qui paient moins». Un cumul qui explique, en grande partie, les disparités salariales. Car une part de ces inégalités «inexpliquées» demeure. Des disparités que le gouvernement tente d’effacer par des mesures plus ou moins efficaces.

Sanctionner les boîtes ne jouant pas le jeu
«Najat Vallaud-Belkacem a été la première à condamner les entreprises qui ne respectaient pas l’égalité salariale, souligne Marie Donzel, consultante en égalité hommes-femmes. Cela a été un signal fort envoyé aux entreprises». Dans sa loi du 4 août 2014 «pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes», l’ex-ministre des Droits des femmes a, en effet, serré la vis des entreprises de plus de 50 salariés sur le sujet. Désormais, celles qui ne rempliront pas leurs obligations – réaliser un diagnostic des écarts de situations et établir un plan d’action ou un accord relatif à l’égalité professionnelle – s’exposent à une pénalité, fixée au maximum à 1 % de la masse salariale.
Elles risquent aussi d’être privées d’accès aux marchés publics. Une menace qui semble fonctionner : à ce jour, 83 % des entreprises de plus de 1 000 salariés sont dotées d’un plan ou un accord. 2 045 entreprises ont par ailleurs été mises en demeure et 82 d’entre elles ont dû payer une amende. Trop peu pour l’association Osez le féminisme ! qui regrette que les sanctions restent «très théoriques», et surtout, que les noms des entreprises condamnées ne puissent être publiés. Autre grief des féministes : les modifications apportées par la loi de l’ex-ministre du Travail, qui ont, selon elles, vidé le texte de 2014 de sa substance.

Ouvrir les conseils d’administration aux femmes
C’est l’objet de la loi dite «Copé-Zimmermann», confirmée par la loi de 2014. Les grandes entreprises ont pour obligation d’ouvrir leur CA à au moins 40 % de femmes d’ici 2017. Les entreprises de 250 à 499 salariés et ayant plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires ont, elles, jusqu’à 2020 pour y arriver. Les établissements publics, doivent aussi ouvrir leurs postes de cadre dirigeant à 40 % de femmes d’ici 2017.

L.ire la suite sur le site de Libération

 

 

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie PEZE

Pour partager cet article --> Partage

mer., 13/01/2016

Temps partiel pour les uns, « surtravail » pour les autres

« Se tuer à la tâche » est une expression à prendre au pied de la lettre. Combien de personnes meurent-elles annuellement d’un excès de travail ?

Selon des sources journalistiques et académiques, ce chiffre atteindrait 600 000 en Chine (Bloomberg le 30 juin 2014, citant le quotidien chinois China Youth Daily), 70 000 aux Etats-Unis (« The Relationship Between Workplace Stressors and Mortality and Health Costs in the United States », Joel Goh, Harvard Business School, Jeffrey Pfeffer et Stefanos A. Zenios, Stanford University, Management Science, 13 mars 2015), 20 000 au Japon (groupe audiovisuel ABC Australia le 20 juillet 2015).

Cette question ne concerne pas que les trois premières puissances mondiales. Dans la version 2015 de son Better Life Index, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) mesure la proportion de salariés qui « travaillent un très grand nombre d’heures », c’est-à-dire plus de 50 heures par semaine, donc plus que les 48 heures autorisées par la première convention de l’Organisation internationale du travail (OIT), qui date de 1919.

On observe que 12,5 % des salariés de l’OCDE franchissent allègrement le seuil fixé il y a près d’un siècle. En pointe, les pays asiatiques et certains pays anglo-saxons. Le Japon compte officiellement 22 % de salariés qui travaillent plus de 50 heures. Il est talonné par la Corée avec un taux de 19 %. Les héritiers de l’éthique protestante font un tir groupé, avec l’Australie à 14 %, la Nouvelle-Zélande à 14 %, la Grande-Bretagne à 13 % et les Etats-Unis.

Lire la suite sur le site du Monde

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie PEZE

Pour partager cet article --> Partage

lun., 28/09/2015

Le secteur du transport se féminise à petite vitesse

C’est dans le cadre de la Semaine européenne de la mobilité (16 au 22 septembre) que se déroule à Paris, le jeudi 17 septembre, la première conférence organisée par le collectif Femmes en mouvement autour du thème « Partager l’audace ».

Ce collectif, créé au printemps par une dizaine de professionnelles et présidé par Marie-Xavière Wauquiez, spécialiste de la mobilité et auteure de Taxis, l’avenir en 3D (auto-édition, 2014), a la particularité de ne réunir que des femmes issues du secteur des transports et de la mobilité au sens large du terme. « Nous voulons montrer qu’il existe des expertes et professionnelles de talent sur ces sujets et qu’elles ont toute leur place dans ces secteurs historiquement masculins. Trop souvent, lors des colloques ou conférences organisés sur ces thèmes, la liste des intervenants est 100 % masculine ! Par ailleurs, n’oublions pas que la moitié des personnes qui utilisent les transports sont des femmes. Il serait bon que les effectifs et les organes décisionnaires des entreprises de transport reflètent davantage cette réalité », analyse Marie-Xavière Wauquiez.
Au programme de la journée : la place des femmes dans les villes, la mixité au service de la performance, la mobilité collaborative, etc. Urbaniste, sociologue, directrice d’exploitation, directrice de réseau urbain et fondatrices de start-up se succéderont pour donner leur vision et s’interroger sur les grandes mutations en cours.
Cette initiative est soutenue par des femmes de pouvoir, telles qu’Anne Hidalgo, maire de Paris, Elisabeth Borne, présidente de la RATP ou encore Nathalie Loiseau, directrice de l’ENA, pour montrer l’importance du chemin à parcourir vers une plus grande mixité.

Un secteur créateur d’emplois
En effet, le secteur du transport reste encore très majoritairement masculin. Selon l’Observatoire prospectif des métiers et qualifications dans les transports et la logistique (OPTL), les femmes ne représentaient que 20 % des 650 000 emplois du transport et de la logistique en 2013. Dans les métiers de la conduite, elles n’occupent que 10 % des postes, toutes branches confondues. « Pourtant, les femmes conductrices sont très appréciées pour leur conduite économique et sécurisée. Les entreprises les apprécient aussi pour leur rigueur et leur capacité à résoudre les conflits » explique Raphaëlle Franklin, directrice de l’OPCA Transports.

Lire la suite sur le site du Monde

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie PEZE

Pour partager cet article --> Partage

lun., 03/08/2015

Le journal «la Nouvelle République» condamné pour harcèlement sexuel

Le quotidien d’Indre-et-Loire vient d’être condamné aux prud’hommes pour harcèlement sexuel dit «environnemental». Une première depuis la redéfinition de ce délit en 2012.

Photos de femmes nues affichées sur les murs de la rédaction, fond d’écrans porno, insultes dégradantes visant des collègues : le quotidien la Nouvelle République du Centre Ouest a été condamné le 1er juillet en première instance par le conseil de prud’hommes de Tours pour harcèlement sexuel. Non pas pour des agissements à caractère sexuel visant personnellement une journaliste, mais pour l’ambiance sexiste et misogyne régnant dans la rédaction, rapporte un communiqué de l’association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), repéré par le site collaboratif local la Rotative.

A l’origine de la plainte, une ex-salariée de la Nouvelle République, depuis licenciée, qui a été directement témoin en 2012 de propos et de comportements plus que déplacés de la part de trois collègues masculins. Le communiqué de l’association détaille, citations à l’appui, les commentaires graveleux que doit supporter au quotidien la journaliste. Ces propos ne s’adressent pas directement à elle. Ils sont échangés entre ses collègues, qui se surnomment mutuellement «petite bite» ou «mes couilles» et «miment bruyamment» des actes sexuels. Ils visent aussi d’autres confrères, comme cette femme, qui se fait traiter de «salope» et de «chaudasse» parce qu’elle collabore à un magazine féminin sur la sexualité. «Des photos légendées, détournées de leur contexte et ayant un caractère sexuel ou obscène sont également affichées au sein de la rédaction sportive», note également l’association, qui a défendu la journaliste.

Avant de porter l’affaire devant les prud’hommes, cette dernière a tout essayé. Le 22 novembre 2012, elle alerte son employeur, sans succès. Trois jours plus tard, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, elle affiche dans la rédaction une campagne contre le harcèlement sexuel, finalement arrachée par les principaux concernés. On lui reproche «de manquer d’humour, et de ne pas comprendre que les gens ont besoin de se lâcher».

Quelques mois plus tard, elle saisit le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). L’expertise, confiée à un cabinet privé, est accablante : «Nous sommes en mesure d’affirmer que la gravité de la situation est largement sous-estimée par les personnes dont la mission est pourtant de prévenir les risques professionnels quels qu’ils soient», peut-on lire dans le document, cité par l’AVFT. L’article L1153-5 du Code du travail pose en effet l’obligation pour l’employeur «de prévenir les faits de harcèlement sexuel, d’y mettre un terme et de les sanctionner» – par exemple par un licenciement pour faute grave.

Lire la suite sur le site de Libération

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie PEZE

Pour partager cet article --> Partage

ven., 12/06/2015

Discriminations : les députés autorisent les actions de groupe

Les victimes de discriminations pourraient bientôt s’unir pour porter leurs cas respectifs en justice. Les députés ont approuvé mercredi 10 juin une proposition de loi socialiste visant à instaurer une action de groupe contre les discriminations, une mesure qui vise à encourager les victimes à porter plainte.

Le code pénal réprime déjà les comportements discriminatoires, mais les condamnations sont rares et « près d’une victime sur deux n’engage aucune action » du fait de la complexité, des coûts et surtout de son « isolement », a relevé Razzy Hammadi, député PS et rapporteur de la proposition de loi.

A l’entreprise de prouver qu’elle n’a pas discriminé
Le texte voté ne crée pas de délit nouveau mais instaure l’action de groupe, qui existe déjà dans le droit de la consommation par la loi Hamon de 2014, et a fait ses preuves dans une vingtaine de pays européens.

Concrètement, la ou les personnes s’estimant discriminées devront saisir un syndicat ou une association créée depuis au moins trois ans, qui pourront agir en justice. Au vu de ces cas, le juge demandera à l’entreprise de prouver qu’elle n’a pas pratiqué de discrimination, faute de quoi elle sera considérée comme responsable.

La procédure pourra viser les secteurs public et privé.

Lire la suite et suivre les liens sur le site du Monde

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie PEZE

Pour partager cet article --> Partage

ven., 01/05/2015

Sécurité au travail: les sous-traitants sont les oubliés d’une réforme a minima

Le projet de loi sur le dialogue social, présenté le 22 avril, maintient le flou sur la capacité qu’auront les élus CHSCT (comité hygiène, sécurité et conditions de travail) de peser véritablement dans les entreprises. C’est déjà ce que vivent les salariés de la sous-traitance, un secteur qui concentre une bonne part des risques, des accidents et des décès.

Le projet de loi sur le dialogue social, présenté le 22 avril, maintient le flou sur la capacité qu’auront les élus CHSCT (comité hygiène, sécurité et conditions de travail) de peser véritablement dans les entreprises. C’est déjà ce que vivent les salariés de la soustraitance, un secteur qui concentre une bonne part des risques, des accidents et des décès.

Sécurité au travail: les sous-traitants sont les oubliés d'une réforme a minima

Sécurité au travail

Via Mediapart

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie PEZE

Pour partager cet article --> Partage

- page 1 de 2