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sam., 04/11/2017

L’hôpital français : une usine (presque) comme les autres

Plusieurs études récentes ont mis en lumière le mal-être du personnel hospitalier français. Un mal-être que l’on ressent chez quasiment tous les professionnels concernés et qui s’explique essentiellement par deux motifs : un management déshumanisant et l’impossibilité de fournir des soins corrects aux patients.

Les méthodes de management à l’anglo-saxonne font l’objet de nombreux débats : stress, humiliations, résultats pas forcément au rendez-vous… Des objectifs exigeants en termes de résultats et de productivité, ainsi qu’une pression accrue sur le personnel peuvent s’avérer contre-productif économiquement et désastreux socialement, comme on l’a vu chez France Telecom.

Une chose est sûre, elles ne sont pas adaptées à l’hôpital public !!!

Imposer ces méthodes productivistes aux services publics est souvent considéré comme une hérésie (l’utilité publique ne peut se quantifier comme le CA d’une entreprise) aux conséquences lourdes tant pour les salariés (La Poste) que pour la qualité des services.

Une chose est sûre, elles ne sont pas adaptées à l’hôpital public !!!

Le personnel hospitalier subit une pression incroyable, qui a été accentuée par la loi sur les 35 heures et a explosé avec les coupes budgétaires des dernières années : les effectifs sont tout simplement insuffisants pour le nombre de patients à traiter. Sans parler du matériel…

En conséquence, on se retrouve avec un personnel hospitalier pressé comme un citron, tant au niveau des heures de travail, que de l’intensité. Par exemple, la nuit, aucun service d’hôpital, en France, ne tourne aujourd’hui avec le nombre légal minimum d’employés ! L’État impose d’un côté des normes strictes pour assurer des soins minimums et il retire de l’autre côté les moyens aux hôpitaux de respecter ces normes…

Comme pour tous les autres professionnels, la première conséquence de cette situation est l’état de santé psychologique des soignants. Stress, dépressions, démotivation, sentiment d’humiliation, d’être déconsidéré, inutiles… les travailleurs de l’hôpital vont aussi mal que leurs patients. Et la situation continue d’empirer au rythme des réformes de lutte contre le déficit.

Dans ces conditions, comment prodiguer des soins de qualité ? C’est la seconde conséquence de cette gestion purement économique des hôpitaux : le personnel hospitalier n’a ni le temps, ni les moyens de soigner correctement ses patients. Et comme il s’agit principalement de professionnels ayant une vocation, qui croient en leur métier (au moins au début) et qui tiennent à bien le faire, en aidant au maximum les malades, ils souffrent énormément de ne pouvoir offrir des soins de qualité.

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Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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dim., 15/10/2017

Dis Doc, t’as ton Doc ? – L’auto-diagnostic et l’auto-médication, c’est pas bon !

En France, 80% des médecins n’ont pas de médecin traitant personnel.

Au prétexte, qu’on pourrait penser légitime, qu’ils seraient les mieux placés pour leur propre suivi, ils privilégient autodiagnostic et automédication ou recherchent trop souvent un conseil rapide, « entre deux portes »… parfois trop tard ! Ce constat alarmant a conduit la Commission SMART du CFAR à initier une campagne de sensibilisation durable auprès de l’ensemble des médecins exerçant en France.

Cette initiative inédite réunit aujourd’hui plus de 30 partenaires institutionnels. Dans leurs propres médias, au travers des réseaux sociaux ou par la prise d’initiatives locales, tous se sont engagés à la diffusion durable des messages d’incitation portés par 12 visuels de campagne représentatifs de la diversité des parcours professionnels et des modes d’exercice, libéral ou public.

Acteurs institutionnels ou praticiens, tous les acteurs de santé pourront durablement porter la campagne nationale « Dis, Doc’, t’as ton Doc’ ? » pour contrer la pratique et les effets néfastes de l’autodiagnostic, de l’automédication et des consultations trop tardives.

Télécharger les 12 visuels de la campagne >>>

Télécharger le communiqué de presse >>>

 Dis Doc, T'as ton Doc ? Campagne internationale pour changer le modèle culturel des médecins

 

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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lun., 30/01/2017

Etablissements de santé – Risques psychosociaux des personnels médicaux

Risques psychosociaux des personnels médicaux : recommandations pour une meilleure prise en charge – Mise en responsabilité médicale : recommandations pour une amélioration des pratiques.

Dr M-A.Desailly-Chanson et H.Siahmed (IGAS), avec la contribution de S.Elshoud (IGAENR)

La Ministre des Affaires sociales et de la Santé a confié à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) une mission concernant les « risques psychosociaux des personnels médicaux en établissements de santé : recommandations pour une meilleure prise en charge ».

Il s’agissait de :

  1. « Formaliser les conditions de sensibilisation et de mobilisation des acteurs, de mise en œuvre opérationnelle et d’évaluation des différentes actions engagées avec un volet consacré aux jeunes en formation, externes et internes, compte tenu de la spécificité de leur parcours au sein des établissements de santé » ;
  2. « Formuler des propositions permettant d’améliorer les procédures de désignation et d’exercice de leurs missions managériales par les responsables médicaux au sein des établissements ».

Un troisième point concernant l’hôpital européen Georges Pompidou (HEGP) a fait l’objet d’un rapport spécifique.

Lire le tome 1 (rapport)

Lire le tome 2 (pièces jointes)

 

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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