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mer., 11/10/2017

De l’importance des réseaux d’aide aux salariés – Forum France-Canada – 16 Nov 2017

Les pressions sur la performance, l’intensité du travail, l’augmentation de la violence, la surcharge numérique, les problèmes personnels de toutes sortes : autant de réalités qui engendrent une souffrance accrue des salariés dans les différents milieux de travail.

Afin d’enrayer la montée du mal-être et contribuer à la Qualité de Vie au Travail, certaines organisations ont fait preuve de créativité. C’est le cas de la Fédération des Travailleurs et Travailleuses du Québec (FTQ) qui a instauré dès les années 80 un réseau d’intervenants se préoccupant de la souffrance au travail et hors travail des salariés. Leur rôle consiste à accompagner individuellement toutes celles et ceux qui en expriment le besoin en leur proposant des solutions. Ce réseau centré sur la relation d’aide par les pairs utilise des cahiers de ressources et regroupe actuellement près de 3 000 délégués sociaux au Québec.

Dans le prolongement de cette initiative et en coopération avec le Conseil Régional de la FTQ Montréal Métropolitain, des sections CFTC ont amorcé en 2016 la constitution d’un réseau français d’aide en entreprise (Hewlett Packard, Thalès, Orange, Microsoft, CEA, HP, DXC…). D’autres réseaux de proximité se créent. Comment les fédérer en conservant leurs spécificités et comment aider à en créer de nouveaux ?

A l’heure où le débat se fait dense tant à propos de la transformation des organisations que de la prévention et de la qualité de vie au travail et hors travail, ces réseaux de proximité posent directement la question des stratégies et actions en la matière. De même que la coordination avec les professionnels de la santé au travail. Plus fondamentalement, c’est l’opportunité de partager les approches pour développer un réseau de proximité qui vous est proposée le jeudi 16 novembre au cours de cet événement exceptionnel et gratuit.

La solution se trouve souvent dans les 10 mètres autour du salarié !

Informations pratiques :

 

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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mer., 29/03/2017

« Parlons travail » : les résultats de l’enquête

Du 20 septembre au 31 décembre 2016, plus de 200 000 travailleurs se sont exprimés sur leur rapport au travail grâce à l’enquête Parlons travail.

Jamais en France autant de personnes ne s’étaient exprimées sur cette question. Avec Parlons travail, la CFDT a fait le choix de la proximité pour mieux appréhender le quotidien des travailleurs. L’ampleur de la participation a dépassé ses attentes et fait de Parlons travail un immense succès.

Cette enquête tient son originalité de son support, le site www.parlonstravail.fr, du mode de questionnement original ainsi que de l’interactivité possible entre l’internaute, les témoignages vidéos et les réponses des autres participants. La CFDT s’est associée à des professionnels du web et de la vidéo, pour mettre en scène ce projet, et à des statisticiens et sociologues pour une coopération scientifique solide.

Les premiers éléments qui se dégagent des résultats de l’enquête confortent la CFDT dans ses positions : la performance des entreprises et des administrations dépend fortement de la qualité de l’engagement des salariés et des agents. Qualité de l’engagement qui trouve son essence dans ce que vivent concrètement les travailleurs dans leur quotidien. La qualité du travail et de la qualité de vie au travail doivent donc être un axe fort du dialogue social dans les entreprises et les administrations.

Ce rapport présente les premiers enseignements de l’enquête.

La première partie (page 5) a été rédigée par les chercheurs en sciences sociales qui ont travaillé sur les résultats de Parlons travail. Leurs travaux, réalisés en un temps record, s’appuient à la fois sur les chiffres de l’enquête et les connaissances actuelles en sociologie du travail.

La seconde partie (page 147) développe l’analyse de la CFDT sur ces premiers résultats. Ceux-ci confortent ses positions ou posent les bases de ses futures réflexions sur lesquelles elle compte bâtir ses prochaines revendications.

La dernière partie (page 155) correspond au manifeste de la CFDT pour le travail. Il a été construit autour des constats dégagés de l’enquête afin de porter un certain nombre de propositions dans le débat précédant l’élection présidentielle.

 

Lire le rapport en ligne sur le site www.cfdt.fr

 

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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sam., 11/03/2017

Devenir ergonome : l’humain d’abord

Dix-sept formations de master permettent, en France, d’accéder en trois ans à une certification européenne.

Pour Olivia Durand et ­Robin Girod, c’est le baptême du feu. Les deux étudiants en master Sciences cognitives et Ergonomie à l’université de Bordeaux vont ­intervenir durant plusieurs mois dans une entreprise dans le cadre de leur stage de fin d’études.

Leur objectif ? Apporter une ­expertise lors de la réorganisation de l’usine. C’est-à-dire adapter l’environnement au bien-être des employés. Afin d’épauler les jeunes stagiaires, des séances collectives de tutorat sont organisées à l’université de Bordeaux. Olivia et Robin présentent à leurs camarades de classe l’avancée de leur projet de stage.

Les questions pleuvent : « Quels sont les gestes que les ouvriers ­effectuent le plus ? Avez-vous évalué les risques de sécurité ? » interroge un étudiant. « Avez-vous plus de détails sur l’historique du projet de déménagement ? Y a-t-il eu des conflits à ce sujet ? », s’enquiert une autre. « Pensez à clarifier la demande de l’entreprise, tempère leur enseignant Johann Petit. Vous ne pourrez pas tout faire. » Et les deux comparses de noter les moindres remarques du groupe pour préparer leur ­immersion prochaine. Ils réaliseront des ­entretiens et des vidéos sur le site de l’usine avant de ­poser un premier diagnostic.

Manque de notoriété

Placer l’humain au centre des problématiques liées à la qualité du travail, adapter la machine à l’homme et non l’homme à la ­machine, tel est le credo de l’ergonome. C’est ce qui a séduit Olivia Durand, ingénieure de 34 ans en reconversion après dix années passées dans le bâtiment. « J’avais besoin de mettre davantage de ­valeurs personnelles dans mon travail, se souvient-elle. La dimension très humaine de l’ergonomie me correspond. »Pourtant, en dix ans, Olivia Durand n’a jamais « ni entendu parler d’ergonome ni travaillé avec ».

Consacrée en France en 1963 par la création de la Société d’ergonomie de langue française (SELF), cette profession est peu connue du grand public. Aujourd’hui, dix-sept masters sont recensés dans l’Hexagone par le Collège des enseignants-chercheurs en ergonomie, du Conservatoire national des arts et métiers de Paris à l’université d’Albi. Tous permettent d’accéder au titre d’« ergonome européen en exercice » après trois années de pratique. En 2015, 135 détenteurs du titre exerçaient en France sur 400 au total à l’échelle européenne.

La relative jeunesse du métier d’ergonome permet-elle d’expliquer son manque de notoriété ? Pas seulement. « La représentation de l’ergonomie est encore ­assez décalée de la réalité, regrette Pascal Béguin, coresponsable du master ergonomie de l’université Lumière-Lyon-II. Les gens pensent immédiatement à l’ergonomie du produit. Mais l’ergonomie, c’est une méthode avec des concepts. Il ne s’agit pas de mettre au point des machines avec des jolies couleurs ! » La discipline s’intéresse autant à l’organisation et à l’optimisation du travail qu’à la santé psychologique et physiologique du travailleur.

Afin d’accompagner l’insertion professionnelle de leurs étudiants et d’être au plus près du quotidien des entreprises, Pascal Béguin et ses collègues ont multiplié les partenariats avec les industriels de la région.

Lire la suite sur le site du Monde

 

 

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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lun., 27/02/2017

Les salariés peuvent-ils être autonomes ?

Organiser son travail, influer sur les décisions : le mode start-up peut faire rêver, mais il a aussi ses revers.

« Soyez autonomes », « travaillez comme une start-up ! » Ces injonctions résonnent comme les nouveaux mantras à la mode dans les entreprises. Mais quelle place réelle est laissée à l’initiative, lorsque les salariés croulent sous les demandes de feed-back et de « reportings » ? Cette contradiction a été au cœur du colloque sur l’autonomie au travail organisé par l’Observatoire des cadres fin janvier.

En effet, « contre toute attente, les enquêtes montrent que l’autonomie au travail régresse », a dénoncé Martin Richer, coauteur d’un rapport de Terra Nova sur la qualité de vie au travail. Les études de la Dares sur les conditions de travail confirment que, depuis la fin des années 1980, les salariés n’ont cessé de voir leur autonomie diminuer.

En cause, la taylorisation du travail et la multiplication des process destinés à éliminer tout aléa afin d’augmenter la performance des salariés. Mais aussi la prolifération des normes encadrant la production. « Ces quinze dernières années ont vu naître des processus très encadrants, liés à la gestion des risques, constate Jean-Marc Dubau, chargé de mission chez Transdev. Cela a été vécu par les salariés comme la privation d’une certaine liberté. »

Lire la suite sur le site du Monde

 

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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jeu., 27/10/2016

[VIDEO] Séminaire risques psycho-sociaux – La qualité de vie au travail et la cellule de médiation

Risques psycho-sociaux, harcèlement, burn out… Et si on parlait aussi de qualité de vie au travail et de GRH pour les médecins hospitaliers ?

Risques psycho-sociaux, burn out, santé au travail, qualité de vie au travail ne sont pas que des concepts, ils concernent et intéressent l’exercice professionnel de tous les médecins hospitaliers, c’est même devenu un enjeu.

L’ARS Auvergne-Rhône-Alpes et la Commission régionale paritaire organisaient le 28 avril 2016 à Lyon un séminaire sur ces thèmes.

Ci-dessous, vous pouvez visionner les interventions de : 

  •  Marie Pezé, Docteur en psychologie, responsable du réseau de consultation de souffrance au travail : la qualité de vie au travail ? Faire un travail de qualité.
  • Dr Nicole Smolski, praticienne hospitalière et Hubert Meunier, directeur d’établissement, membres de la Commission régionale paritaire : présentation de la cellule de médiation.

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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mer., 26/10/2016

Théâtre, analyse du travail et philosophie.

Projection-débat autour de “ Dossier Paradis. Hommage aux travailleurs et travailleuses de bureau ”, pièce de Catherine Richon.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Non sans liens avec l’actualité des débats nés autour de la Loi travail, adoptée le 9 août dernier, et à titre d’échos dramaturgiques possibles à ceux-ci, nous vous proposons une rencontre avec Catherine Richon et Delphine Kuehn, respectivement auteure et actrice de la pièce de théâtre Dossier Paradis jouée au printemps dernier à La Folie Théâtre (Paris). La note d’intention de cette pièce définit son esprit :

« Dossier Paradis est un texte quasi autobiographique. Il raconte les années de secrétariat : le travail en support d’un patron extrêmement occupé, qui gère des dossiers extrêmement importants. Quand le duo patron / secrétaire fonctionne bien, l’assistante pense pour son “ boss ”, anticipe les besoins de son boss, devance les réactions de son boss… C’est cette osmose que raconte Dossier Paradis. Toutefois, vécue côté secrétaire, cette vie dans de si beaux bureaux d’affaires se résume à peu de choses : ce texte dramatique évoque aussi la répétition des tâches et la vanité des problèmes à gérer. Et si le rythme effréné du travail dans ce genre d’environnement génère un certain enthousiasme extatique, il mène aussi droit dans le mur… »

Après la projection de la pièce d’une durée de cinquante minutes, Catherine Richon évoquera les lignes de son parcours et l’esprit de sa quête. Delphine Kuehn nous dira en quoi la thématique de la pièce entre en résonance avec son parcours de comédienne et de psychosociologue-intervenante dans les organisations. Nous espérons aussi la présence de Dan Kostenbaum, qui incarne le rôle de chef de bureau dans la pièce.

Un débat suivra avec les personnes présentes.

DATE : 8 novembre 2016
HORAIRE : 14h30 – 17h30
LIEU : Cnam CRTD, 41 rue Gay-Lussac Paris 5e. Amphithéâtre rez-de-chaussée.

Pour contacter les organisateurs et consulter le « Dossier Paradis » : culture.cnam.fr

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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lun., 09/11/2015

Colloque international “Travail et créativité” – les 19 et 20 novembre 2015 à Paris

À la suite de la parution du n°202 de la Revue internationale Education Permanente – dossier “Travail et créativité”, pour laquelle nous avions publié un article à la une des actualités de gestes.net, est organisé un colloque qui aura lieu les 19 et 20 novembre 2015 à Paris (ESCP – Europe, 79 avenue de la République, 75011)

Travailler n’est pas exécuter. Ce hiatus entre ce qui est défini comme étant à faire et ce qui est fait conduit à explorer l’épaisseur du travail. On y découvre l’invention de manières de faire qui permettent de singulariser l’activité, la mobilisation et le détournement de moyens visant à dépasser les obstacles rencontrés… Arts de faire, métis, bricolage, intelligence pratique, renormalisation, stylisation … autant de conceptualisations de la puissance inventive engagée dans le travail vivant. S’y jouent ici non seulement la question de l’efficacité de l’activité mais aussi celle de la santé. Ce colloque entend favoriser la rencontre entre chercheurs de différentes disciplines, artistes et professionnels, quelques soient leurs secteurs d’activités, pour explorer ensemble les différentes dimensions des processus créatifs : quelles conceptions et approches de la créativité au travail ? Quelles conditions de la créativité ? Créativité dans travail quotidien et travail des créateurs…

Pour en savoir plus

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie PEZE

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mar., 03/11/2015

Une nouvelle chaire sur la santé au travail

Le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) et le groupe Malakoff Médéric ont inauguré le 14 octobre, une chaire partenariale « Entreprises et santé ». Elle vise à développer grâce à la formation et à la recherche une plus large culture de la prévention des risques professionnels et de la promotion de la santé.

Malakoff Médéric, assureur en santé et prévoyance de 200 000 entreprises en France (soit 3,5 millions de salariés), mène depuis 2009 des études sur l’évolution de la santé et du bien-être des salariés afin d’identifier et de comprendre l’impact des déterminants de la santé sur la performance des entreprises. Ses études portent sur l’absentéisme, les risques physiques et psychosociaux, l’allongement de la durée de vie au travail, la qualité de vie au travail, la santé des dirigeants.

Après le premier MOOC
Le CNAM et l’assureur avaient déjà travaillé ensemble sur le premier MOOC (cours en ligne ouvert et massif, en anglais Massive Open Online Course) Santé Travail pour les ingénieurs et managers lancé en 2014 et suivi par 10 000 stagiaires. Par ailleurs, depuis avril, le CNAM forme 400 collaborateurs commerciaux de Malakoff Médéric aux enjeux de santé au travail.

Destinée à tous les acteurs de la santé au travail (dirigeants de TPE/PME, DRH, managers, collaborateurs, partenaires sociaux et cabinets conseils) et dirigée par le professeur William Dab (déjà professeur titulaire de la chaire d’Hygiène et sécurité du CNAM), la chaire s’articulera autour de trois axes.

Tout d’abord, elle proposera un ensemble de parcours pédagogiques certifiants qui s’appuieront sur la transversalité des compétences disponibles dans les laboratoires du CNAM (Big data, psychologie du travail, addictions, médecine prédictive…) et sur le développement de nouveaux outils pédagogiques via le numérique (serious games, MOOC…). « À l’heure actuelle, il existe surtout des spécialistes du stress, de l’action sociale, de la santé, etc. L’objectif est de développer des compétences transverses, par rapport à la fonction exercée dans l’entreprise, afin d’avoir une vision plus globale de la santé », indique Guillaume Sarkozy, délégué général de Malakoff Médéric.

Lire la suite sur le site du Monde

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie PEZE

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mer., 30/09/2015

Salariés contactés en dehors des horaires de travail : « Ce n’est pas bon pour l’organisme », dit la psychanalyste Marie Pezé.

Un rapport demande aux chefs d’entreprise d’inciter leurs salariés à se déconnecter en dehors des heures de travail. Une mesure pour le bien-être des salariés.

Bruno Mettlign, PDG du groupe Orange a remis mardi un rapport au gouvernement pour adapter le travail à la révolution numérique. Selon lui, les entreprises doivent inciter les salariés à se déconnecter en dehors des heures de travail. Il évoque un « devoir de déconnexion ». Seulement, de nombreux salariés sont sollicités après avoir terminé leur journée, et certains ne peuvent s’empêcher de jeter un coup d’œil à leurs mails professionnels..

C’était le cas d’Alice, avant de trouver son nouveau travail, ses soirées étaient gâchées « par quelqu’un qui demande des documents, quelqu’un qui demande des précisions, toujours pour des raisons professionnelles ». Aujourd’hui, à son nouveau poste, elle ne dispose que d’un téléphone basique « qui ne permet pas de recevoir de mails, mais juste d’envoyer des SMS et de recevoir des coups de fils ».

Alors, jusqu’où peut-on accepter l’intrusion de l’entreprise dans la vie privée des entreprises ? Pour Jean-Christophe Sciberras, président de l’association nationale des DRH. « Il y a des évolutions dont il faut tenir compte. Les entreprises se demandent comment ne pas créer de dérapages, tout en permettant de s’adapter à des évolutions qui sont profondes. »

Recevoir des coups de fil à 23 heures, ou pendant les weekends, est-ce que c’est normal ? « Ce n’est pas normal, sauf s’il y a des urgences et il y a des urgences dans la vie », estime Jean-Christophe Sciberras. Pour Marie Pezé, psychanalyste, spécialiste de la souffrance au travail : « D’abord ce n’est pas normal mais en plus ce n’est pas légal. Il y a un temps de travail précis sauf pour certaines fonctions dans la hiérarchie. Mais il existe des systèmes d’astreinte pour pleins de métiers ».

La psychanalyste précise également que « ce n’est pas bon pour l’organisme. Nous sommes tous désormais dans une surcharge cognitive très coûteuse en terme de burn-out, d’absentéisme. Et l’entreprise a tout intérêt, s’il elle veut des gens en bonne santé qui travaillent, à s’assurer que le cerveau ne soit pas cet organe poubelle qu’il est devenu. »

Lire la suite sur le site de RTL

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie PEZE

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jeu., 02/07/2015

« Il va peut-être falloir repenser la place du travail dans nos vies »

Sociologue britannique et professeur à l’université de Cambridge, Anthony Giddens, 77 ans, fut un grand inspirateur de Tony Blair. Invité du Cercle des économistes aux rencontres d’Aix, il livre ses interrogations sur l’impact des transformations du travail sur la société.

Comment le changement des conditions de travail avec plus de précarité de l’emploi et plus d’isolement dans le travail, peut-il toucher la société ?
Anthony Giddens.- Les lieux de travail deviendront de plus en plus décentrés, et la distinction entre le lieu de travail et la maison tendra à s’effacer comme c’est déjà le cas dans de larges pans de l’économie du partage. Les qualifications qui, hier encore exigeaient du temps pour se développer, pourront devenir obsolètes en un jour. Il va falloir repenser la Sécurité sociale, comme peut-être la place du travail dans nos vies. Nous ne ferons pas l’économie d’une réflexion sur le revenu universel.

L’intelligence artificielle est en passe de remplacer des millions d’emplois ?

Lire la suite sur le site du Monde (payant)

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie PEZE

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