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sam., 02/09/2017

Pourquoi les effets des vacances durent aussi peu de temps ? Figaro Madame avec Sébastien HOF, Psychologue du travail à Besançon

Il aura fallu très peu de temps pour que le retour au bureau balaye la zen attitude atteinte durant nos congés. Deux professionnels nous expliquent pourquoi.

À J+10 de la reprise du travail, le constat est sans appel : les bienfaits physiques et psychologiques acquis au cours de deux semaines passées dans le Languedoc semblent s'estomper progressivement pour laisser notre cerveau se faire de nouveau grignoter par les ruminations, le stress... Difficile à accepter quand on sait qu'il y a moins de quinze jours, galvanisés par la nature, le repos (et le rosé), nous étions convaincu(e)s de faire perdurer cette nouvelle énergie. À y regarder de plus près, nous ne sommes d'ailleurs pas les seul(e)s à dresser ce tableau. Selon le dernier sondage en date sur la thématique, mené en 2013 par l'Ifop (1), près d'un tiers des Français (29%) considèrent que les bénéfices des vacances disparaissent rapidement. Heu, pardon mais... pourquoi ?

Des bénéfices surestimés

Quand on lui demande qui est le coupable, le professeur Michel Lejoyeux, psychiatre (2), désigne sans aucun doute l'évolution du concept de vacances. Et derrière cela, nous-même. En réalité, pour le spécialiste, si nous souffrons de perdre rapidement les bienfaits de la pause estivale, c'est bien parce que nous en attendons beaucoup trop. «Aujourd'hui, les vacances devraient être thérapeutiques, comme la nourriture ou les relations amoureuses, mais elles ne le sont aucunement, constate-t-il. On les voit comme des médicaments ou une sorte d'antibiotiques dont les effets abattraient la fatigue et le surmenage et surtout perdureraient définitivement. Mais ce sont des moments de plaisir, de repos, et non des changements de vie.»

La raison de cette exigence ? La société qui nous en demande toujours plus, selon le psychiatre. Au même titre qu'il faut exceller dans son rôle de parents, enfanter des génies, cultiver sa vie sociale et réussir professionnellement, il est devenu primordial de se renouveler en vacances. Le «fantasme de l'être nouveau», selon le Pr Lejoyeux. Un être qui pense et vit différemment quand il ne travaille pas et qui, de façon logique, devrait être radicalement changé par la période, comme vierge de tout ce qui altère son bien-être sur son lieu de travail. Là serait toute l'erreur : «Si la relation avec son travail est compliquée, ce n'est pas le mois d'août qui va y remédier. Prenons l'exemple d'une personne fatiguée par une dépression. Quand elle part en vacances, elle ne va pas mieux», illustre le spécialiste.

Rythme effréné

Pour Sébastien Hof, psychologue du travail et clinicien spécialisé, l'organisation et nos conditions de travail jouent, sans trop de surprise, un rôle indéniable dans le retour rapide de la fatigue. «L'intensification du travail est réelle. Aujourd'hui, on effectue nos tâches à fond jusqu'au départ en congés. En notre absence, le travail n'a pas attendu, s'est accumulé et au retour on redémarre sur un rythme effréné. En fait, dès que l'on revient, toutes les conditions sont réunies pour que nous retrouvions ce rythme soutenu», explique le professionnel.

Autre phénomène observé : la place de plus en plus importante qu'occupe le travail dans nos quotidiens. Résultats ? La déconnexion et la prise de recul se font tardivement ressentir une fois en congés. Et quand les bienfaits surviennent, il est souvent déjà temps de rentrer... Sans oublier que le phénomène peut aussi en pousser certains à mettre à profit les vacances «pour faire ce que l'on ne peut pas faire tout au long de l'année, sans prendre le temps de se reposer», ajoute le psychologue.

Trois pistes pour prolonger les bienfaits

Finalement, peu importe le coupable, pourvu que le bien-être ressenti pendant les vacances perdure. En pratique, inutile de modifier drastiquement son emploi du temps ou son mode de vie, «il suffit de se demander quelles tâches comportementales effectuées en congés nous ont fait du bien, et de trouver un moyen de les continuer une fois le travail repris», indique le Pr Lejoyeux.

Le spécialiste donne ainsi trois pistes, à adapter évidemment en fonction des goûts de chacun. Bouger d'abord, se garder des plages horaires pour effectuer une activité physique, quelle qu'elle soit. Puis, conserver des moments d'intimité : «Il est indispensable de garder des sanctuaires d'activités familiales, amoureuses et amicales. On n'interrompt pas un rendez-vous professionnel pour appeler son conjoint. L'inverse est vrai aussi. Il faut simplement accepter l'idée qu'en reprenant le travail, ce temps sera moins important que durant les vacances», souligne le psychiatre. Enfin, essayer de s'octroyer de petits temps de concentration sur l'instant présent. «L'intérêt est de ne pas regarder la nature qu'une fois dans l'année au mois d'août. N'oublions pas que le vert et le bleu sont des antidépresseurs naturels, qui ne disparaîtront pas une fois le travail repris», souligne Michel Lejoyeux.

Dans certaines situations et pour faciliter son quotidien, le psychologue du travail Sébastien Hof recommande de mettre à jour sa fiche de poste, afin de lister par écrit en quoi consiste réellement ses tâches journalières. Enfin, la question de la place de son emploi dans son propre quotidien se pose. Sébastien Hof le rappelle : «Demandons-nous dans quels autres domaines nous nous sentons bien, et débloquons du temps pour mettre de la distance avec l'emploi et revenir à ce qui est essentiel pour nous».

(1) Sondage Ifop mené avec les laboratoires Upsa.

(2) Les 4 saisons de la bonne humeur, du Pr Michel Lejoyeux, Éditions JC Lattès, 18 €.

Par Ophélie Ostermann | Le 31 août 2017

Billet original sur Madame Figaro

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mar., 04/07/2017

Article - Les vertus du repos - Sciences et Ethiques - Journal La Croix - 4 juillet 2017 avec Sébastien HOF

Avec l’été et les vacances vient enfin le temps de souffler. L’occasion aussi de retrouver l’équilibre entre sommeil et activité.

Serge Delein a deux activités constantes pendant ses vacances. Qu’il soit en week-end dans son jardin, en escapade en Forêt-Noire ou au bord de l’eau en Espagne, ce commercial lit L’Équipe et… répond à ses courriels. Pas de déconnexion, mais « pas de pression » non plus, défend le cadre de 47 ans : « C’est juste plus pratique de traiter les demandes des clients au fur et à mesure plutôt que de passer une semaine à tout rattraper à mon retour. » Comme lui, qu’ils le fassent « volontairement » ou contraints, de nombreux Français ont du mal à débrancher pendant leurs vacances ou leur week-end.

En vacances, la tâche essentielle est de se reposer et de profiter des siens. / plainpicture/Caiaimages/Francis Pictures

En-vacances-tache-essentielle-reposer-profiter-siens_0_1356_904.jpg« Les travailleurs se sentent de plus en plus obligés de ramener le boulot à la maison pour le finir, constate Sébastien Hof, psycho­logue du travail. À ce titre, le droit à la déconnexion est une bonne nouvelle. Mais la loi se concentre sur les métiers” intellectuels”, or les salariés des métiers manuels sont aussi soumis au stress et aux sollicitations de dernière minute. » Le repos concerne autant le corps que l’esprit.

Repos et sommeil, deux phases bien distinctes

« Stress et activités physiques engendrent de la fatigue mentale ou physique, et cette fatigue appelle du repos », analyse Joëlle Adrien, neurobiologiste et présidente de l’Institut national du sommeil et de la vigilance. « Mais il faut bien distinguer repos et sommeil. » Autrement dit, faire des mots fléchés à l’ombre et se coucher pour la sieste peuvent provoquer le même sentiment de bien-être mais n’auront pas les mêmes effets biologiques.

Le repos est nécessaire pour récupérer des muscles fatigués ou penser plus clairement par exemple. Le sommeil, lui, permet de retrouver sa vigilance et est essentiel pour « la mémorisation et stabilisation des connaissances acquises dans la journée, la régulation du poids, le développement immunitaire et même la correction de certaines anomalies génétiques », détaille Isabelle Poirot, médecin au sein de l’unité de sommeil du CHRU de Lille.

« Le repos seul ne permet pas de faire diminuer les risques cardio-vasculaires, de diabète, d’obésité, et les risques psychologiques qui sont liés à une dette de sommeil, poursuit Joëlle Adrien. Pour cela, il faut dormir. »

Le rythme circadien, un « profil de dormeur » qui varie

Les besoins de sommeil sont différents d’une personne à l’autre, « aussi bien concernant le nombre d’heures que la répartition de ces heures, rappelle la neurobiologiste. On appelle cela la typologie circadienne, ou plus communément “être du matin ou du soir”. » Certaines personnes vont ainsi se sentir en forme avec seulement six heures de sommeil, tandis qu’il en faudra huit à d’autres.

Au quotidien, ce « profil de dormeur » est souvent caché derrière les contraintes sociales. « Les vacances sont ainsi une bonne période pour savoir de combien d’heures de sommeil on a réellement besoin, puisque le réveil n’est pas provoqué », conseille René ­Clarisse, chronopsychologue et maître de conférences à l’université de Tours.

Se lever et se coucher toujours à la même heure

Attention toutefois à ne pas émerger à 14 heures sous prétexte de rattraper une courte nuit. Tous les spécialistes sont d’accord : la régularité favorise un bon sommeil. « Se lever et se coucher tous les jours à la même heure est important ; notre horloge biologique n’a pas de notion du dimanche, explique ­Isabelle Poirot. Si on a accumulé une dette de sommeil, il vaut mieux se lever à la même heure et faire ensuite une sieste l’après-midi. »

Courte, d’une trentaine de minutes maximum, la sieste permet de récupérer sa vigilance. « Au-delà d’une heure et demie, la sieste se fait en état de sommeil profond, décrit Isabelle Poirot. C’est bon pour la mémorisation, mais on risque d’en ressortir un peu groggy car on commence de véritables cycles de sommeil. » À chacun de faire la sieste qui lui convient sans contrainte, l’essentiel étant que celle-ci n’empêche pas le sommeil nocturne ensuite.

La durée idéale des vacances ? Quinze jours

De la même façon, le « rythme des vacances » est propre à chacun. Certaines personnes vont passer des vacances plutôt actives, tandis que d’autres n’imaginent pas bouger de la piscine. Et pourtant, dans les deux cas, il s’agit bien de se reposer. « À la maison ou en vacances, je peux arrêter une activité quand j’ai envie, je n’ai pas de compte à rendre sur mon travail. Cela fait toute la différence », explique encore ­Sébastien Hof.

Parfois, le simple fait de quitter physiquement le lieu de travail permet déjà une première respiration bienvenue. « Je fais tellement d’heures et de postes décalés que j’ai commencé à appeler mon bureau “la maison”, se désole une chargée d’édition pour la télévision publique. Passer deux jours sur mon canapé semble le grand luxe ! » Pour d’autres, il faudra de « vraies » vacances. La durée idéale ? « Quinze jours, sans écrans » résume René Clarisse.

« Le travail domestique est aussi un travail »

Pour ce spécialiste, la fragmentation des vacances – trois jours dans une ville, deux jours en famille, quatre jours chez des copains, etc. – n’est pas souhaitable. « Pour pouvoir s’ajuster sur un nouveau rythme veille-sommeil, il faut environ quatre jours, détaille-t-il. Or, pour se reposer, il est nécessaire de se “désynchroniser”, d’oublier le rythme du travail pour adopter celui des vacances. »

Plus facile à dire qu’à faire. Parfois, même si on se coupe du travail, les tâches quotidiennes restent accaparantes. Pour celles et ceux qui ne partent pas en vacances « tout compris », il faut toujours aller faire les courses, préparer les repas, s’occuper des enfants, faire un brin de ménage, etc. « Il ne faut pas oublier que le travail domestique est aussi un travail et il a besoin d’être mis en pause de temps en temps, reconnaît Sébastien Hof. Les chômeurs, les parents à la maison, les retraités, tout le monde a des activités et donc besoin de repos. »

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► L’expérience de Michel Siffre

En juillet 1962, le géologue Michel Siffre descend dans un gouffre des Alpes italiennes pour y étudier la glace. Sans aucun repère temporel, l’explorateur de 23 ans laisse son corps décider seul des cycles veille-sommeil.

Une liaison téléphonique avec la surface lui permet d’indiquer quand il se couche, se lève et mange. Au final, son organisme se cale naturellement sur un cycle de 24 h 30, avec environ 8 heures de sommeil pour 16 heures d’éveil. Depuis, de nombreuses expériences ont démontré l’immuabilité de cette ­ « horloge interne ».

Billet original sur La Croix

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sam., 25/03/2017

Souffrance au travail : quand les salariés sont dans l'impasse - Marie Claire - Par Julia Kadri avec Sébastien HOF, psychologue du travail à Besançon.

90% des actifs pensent que la souffrance au travail a augmenté depuis 10 ans. Les Français qui en sont victimes dénoncent l'indifférence de leur hiérarchie face à leur mal-être. Décryptage.

Souffrir au travail serait-il le mal du siècle ? Vous avez sans doute déjà entendu parler de "burn out", un anglicisme devenu à la mode depuis quelques années pour qualifier une usure psychique et physique relative à l'activité professionnelle.

souffrance-travail_-_Photo_de_Poike.jpegMais si le "burn out" est effectivement un syndrome d'épuisement lié à la profession d'un individu, la souffrance au travail est bien plus large. Harcèlement, angoisse, détresse, ennui... Un lexique peu réjouissant qui qualifie pourtant de plus en plus la réalité des travailleurs. En effet, 90% des actifs pensent que la souffrance au travail a augmenté depuis 10 ans, d'après une récente étude réalisée par le groupe MGEN avec OpinionWay.

Le mal-être professionnel progresse-t-il réellement ?

"Avant, quand on était en souffrance au travail et qu'on le disait, ce n'était pas audible. Aujourd'hui, ça l'est", explique le psychologue du travail Sébastien Hof. Si les cas d'épuisement professionnel se multiplient, ce serait donc parce que le sujet est moins tabou qu'avant : "Il y a 20 ans, quand on était mal dans son métier on nous disait qu'on ne pouvait s'en prendre qu'à soi-même" ajoute le spécialiste. Bien que le "burn out" soit de plus en plus médiatisé, au point d'être devenu dans le langage courant un mot "fourre tout" englobant un panel de troubles liés au travail, il n'est aujourd'hui pas reconnu comme une maladie professionnelle. Il s'agit d'un processus de dégradation de l'individu par rapport à son activité, d'un syndrome.

Au-delà de l'évolution des mentalités, qui a poussé les langues des actifs en détresse à se délier, la hausse du mal-être au travail est bien réelle. "Je pense que les organisations changent, ce qui a une influence sur les conditions de travail. Ce n'est pas toujours bien vécu", indique Sébastien Hof. Un avis partagé par le psychologue clinicien spécialisé en psychopathologie du travail, Johan Pain : "Je pense qu'il y a une augmentation de l'épuisement autour du travail, notamment dans le secteur public. Il y a de nouveaux enjeux économiques qui amènent une nouvelle politique de RH déstabilisante".

Si les conditions de travail changent et que le mal-être des actifs augmente, les entreprises et les professionnels de santé s'en alarment-ils pour autant ?

Une hiérarchie jugée indifférente face à ces troubles

Selon l'étude menée en février dernier par le groupe MGEN, 71% des personnes en souffrance au travail déclarent que leur hiérarchie et que leurs services RH ont été indifférents à leur mal-être."Dire qu'il n'y a pas du tout d'intérêt de la part de la hiérarchie sur les questions de souffrance au travail n'est pas toujours vrai. Il y a des organismes qui prennent en compte, ou qui ont la volonté de prendre en compte ces souffrances", indique Johan Pain. Mais ce dernier reconnaît "qu'en termes de sensibilisation des organisations, il y a encore beaucoup de travail à faire car il y a une méconnaissance importante de ces problématiques".

De plus en plus d'entreprises se questionnent à propos du mal-être au travail. Les managers se trouvent eux-mêmes déstabilisés par rapport à cela, ne sachant pas toujours différencier la sensibilité d'une personne d'un réel épuisement professionnel. De cette méconnaissance, et même parfois de ce déni, peut découler une sorte d'indifférence face à la santé d'un salarié.

La médecine du travail n’apparaît pas non plus comme une solution. Seuls 32% des interrogés auraient l’idée de parler de leur souffrance à leur médecin du travail. De plus, 71% disent ne pas savoir s’il existe ou non des dispositifs pour répondre ou pour prendre en compte des situations de souffrance. Selon Sébastien Hof, "les médecins du travail sont inondés par les problèmes de harcèlement, de burn out...". Mais le principal souci que décèle le psychologue se trouve dans le "timing" : "Les gens ont tendance à aller voir ces médecins quand c'est déjà trop tard, quand ils ont atteint le point de non retour". Pourtant, comme l'indique le site officiel du service public, le médecin du travail peut effectuer des visites à la demande de l'employeur, mais aussi -et surtout- à la demande du travailleur.

Apprendre à repérer les signes annonciateurs

"Tout le monde peut être touché par l'épuisement professionnel, peu importe le secteur d'activité", affirme Sébastien Hof. Comme 96% des Français, le psychologue estime que souffrir au travail peut arriver à tout le monde. Johan Pain tient quant à lui à apporter une précision : "Ce sont souvent les gens les plus investis qui craquent. Ceux qui veulent toujours bien faire sont plus impactés que ceux qui ont un certain recul, qui sont moins impliqués".

Mais comment et quand s'alarmer de son état émotionnel ? "A partir du moment où notre entourage nous dit 'tu es irritable, qu'est-ce qu'il t'arrive en ce moment ?', cela souligne un changement dans notre comportement, c'est un signe", souligne Sébastien Hof. "Il y a aussi d'autres indicateurs comme avoir la boule au ventre en allant travailler ou quand on a des troubles du sommeil, des maux de tête, une grosse fatigue. Ce sont des signes donnés par le corps qu'il faut écouter. Parfois ce n'est pas très perceptible, comme les maux de tête, mais c'est la récurrence qui doit être alarmante", complète le spécialiste.

Les problèmes de concentration, la dévalorisation de sa propre efficacité et de ses compétences ainsi que le désinvestissement professionnel sont "''autant d’indicateurs d’alerte pouvant laisser présager qu’un travailleur, ayant par exemple une attitude ou un comportement inhabituel, peut basculer dans un syndrome d’épuisement professionnel''", indique le "Guide d'aide à la prévention" établi par le Ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation, l'INRS et l'Anact.

Par Julia KADRI

Billet original sur Marie-Claire.fr - Julia Kadri

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dim., 12/03/2017

Les décisions difficiles, un choix parfois cornélien - Article Direction(s) par Jean-Marc Engelhard

Il y a celles que l'on prend à contrecœur et celles qui vous sont imposées... Certaines décisions sont plus douloureuses que d'autres à assumer et à vivre. Face à ces situations à forte densité émotionnelle, pas facile de prendre du recul.

ange_et_diable_-sellig.jpg«L'un des salariés de l'association était atteint d'une pathologie entraînant des absences momentanées susceptibles de mettre en danger les enfants dont il avait la charge. J'ai tenté de trouver une solution avec lui. Mais il était dans le déni de son état de santé. J'ai dû me résoudre à le surprendre en faute pour engager une procédure disciplinaire et finalement obtenir sa mise en invalidité », se souvient Thomas G. 1, directeur d'une maison d'enfants à caractère social (Mecs). Une décision prise à regret, parce qu'il n'y en avait pas d'autres possibles, et qui a suscité des remous. « Le professionnel avait l'impression d'avoir été injustement puni et la mesure m'a été vivement reprochée par le personnel. Cela a été difficile à vivre pour moi, même si c'était juste au regard de l'impératif de sécurité des enfants accueillis », poursuit le directeur.

Dans le respect de l'éthique

Si toutes les décisions n'ont pas un caractère aussi douloureux, les managers sont cependant souvent confrontés à des choix cornéliens, avec une forte densité émotionnelle. « La logique gestionnaire qui s'impose dans le secteur social et médico-social, parce qu'elle contraint à prendre des décisions contraires aux valeurs des directeurs, multiplie le risque de situation de souffrance éthique », constate Marie-France Custos Lucidi, psychologue-clinicienne du travail, fondatrice de l'organisme de conseil et de formation Travail et Humanisme. Et il n'est pas simple de prendre du recul pour se protéger. « Le respect de l'éthique et du droit légitime les décisions compliquées », assure Daniel Carasco, vice-président de l'association de directeurs et cadres ADC. Délicat, selon le psychologue du travail Sébastien Hof: « Cette légitimité a juste un effet atténuateur. Mais elle n'empêche pas d'être traversé par des émotions qu'il est compliqué de mettre à distance. »

Un exercice solitaire

Quant au « costume » de directeur, il est loin de constituer une armure à toute épreuve. « Assumer une décision difficile interroge la responsabilité liée à la fonction. Elle renvoie à la capacité des intéressés à être considérés comme le "mauvais objet" », remarque Marie-France Custos Lucidi.

« Il est moins compliqué de décider si on a trouvé un équilibre entre l'aptitude à aller à la confrontation et la capacité à endosser sa position.'' »

En clair, être celui vers lequel est dirigé le ressentiment des autres. D'autant moins aisé à endosser que la prise de décision est un exercice le plus souvent solitaire. Rares sont ceux qui, face à un choix cornélien, peuvent faire appel à des spécialistes, avocat, expert-comptable ou professionnel des ressources humaines, pour les soutenir. D'où l'intérêt de confronter sa pratique et son vécu avec des pairs, pour se conforter dans son rôle de dirigeant « Il est plus facile d'assumer une décision lourde lorsque l'on a fait preuve d'anticipation. Car si ces situations ne se présentent pas tous les jours, elles finissent toujours par survenir à un moment ou à un autre. Avoir des repères éthiques et être au clair sur son positionnement face au projet associatif, cela aide », remarque Patrick Enot, formateur à l'institut de formation Arafdes. « C'est aussi moins compliqué quand on a trouvé un équilibre entre l'aptitude à aller à la confrontation et la capacité à endosser sa position. » Pas si facile lorsque l'on ale nez dans le guidon en permanence et qu'il faut parfois trancher dans le vif en urgence.

Et au pied du mur?

Lorsque le président de l'association ou le conseil d'administration prend des orientations contestables, imposant au directeur d'établissement ou de service d'endosser des choix qu'il réprouve, certains montent au créneau. Démonter le bien-fondé d'une décision, négocier pour la changer ou pour en adoucir les modalités d'application, est-ce un moyen d'en atténuer le poids ? « Même si la tentative n'est pas couronnée de succès, c'est toujours moins douloureux que d'accepter sans lutter », note Sébastien Hof. Mais il arrive aussi que les directeurs se retrouvent au pied du mur. « Un jour, le président de l'association gestionnaire de la structure que je dirigeais a exigé, pour justifier de l'utilisation d'une subvention, que je rédige le compte-rendu d'une action qui n'avait pas été mise en place », raconte François T 1, aujourd'hui directeur général d'une association dans le Sud de la France. Une demande inacceptable qui l'a conduit, après une courte réflexion, à donner sa démission. Une décision difficile, mais libératrice.

Jean-Marc Engelhard
1Directeurs ayant requis l'anonymat.
Mars 2017 - Direction(s) n°151

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sam., 25/02/2017

"Les limites des aménagements dimensionnels en milieu professionnel" par Cyril Aubert le 10 mars à 9h à Besançon - Société de Médecine du Travail et d'Ergonomie de Franche-Comté

Bonjour à tous,

Voici le calendrier des séances de la SMTEFC pour 2017:

10 mars, 05 mai, 15 septembre et 17 novembre.

Le 10 mars, la SMTEFC invite Mr Cyril Aubert à nous expliquer les limites des aménagements dimensionnels en milieu professionnel. Il donnera aussi des recommandations pour retenir un siège ergonomique.

La séance se tiendra comme d'habitude au restaurant: Le Trépillot, rue Jouchoux à Besançon. Accueil caféiné 8h30.

Le bureau de la SMTEFC change de présidence. Mr Sébastien Hof, psychologue du travail, reprend le flambeau.

Le bureau a opté pour une double présidence Médecin et Membre non Médecin. Dr Simon, assure l'intérim de cette coprésidence, médecin, en plus de sa fonction de trésorier.

Nous faisons appel à de nouvelles candidatures pour être membre au bureau. La coprésidence sera désignée par les membres du bureau à sa prochaine réunion.

Le bureau accueille aussi 2 nouveaux membres: Mr Jean-Michel Nzikou et MR Cyril Aubert.

Le nouveau président et les nouveaux membres se présenteront à vous le 10 mars à 9h, début de la séance. Mr Aubert prendra la parole à 10h.

Merci de bien vouloir diffuser cette invitation à vos collègues.

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mer., 01/02/2017

Ce que votre bureau dit de votre personnalité - Article Marie-Claire avec Sébastien HOF, Psychologue du Travail

Par Julia Kadri

Vous êtes plutôt du genre à ne rien laisser traîner sur votre bureau, ou au contraire, à y laisser régner un joyeux bazar ? Des experts décryptent votre personnalité à travers la façon de ranger votre espace de travail.

logo_marie_claire.pngLes Français passent environ 38 heures au travail par semaine. En plus d'être un lieu où l'on exerce sa profession, c'est un véritable lieu de vie. Il est pourtant difficile selon le psychologue du travail Sébastien Hof d'être véritablement soi-même au bureau : "On a toujours une image sociale qui est différente de sa véritable personnalité. On choisit ce que l'on veut montrer à l'autre". Et ce que l'on souhaite dévoiler de soi passe aussi par le rangement de son espace de travail.

"La disposition de votre bureau, à quoi il ressemble, c’est la première image que vos collègues auront de vous. Cela vous catalogue tout autant que votre façon de vous habiller", affirme Alexandra de Roulhac, coach du bonheur en région parisienne. Plusieurs profils se dessinent :

  • Vous avez un bureau où rien ne traîne

"Garder son bureau en ordre, c’est se préserver du stress, ne pas perdre de temps à chercher. C’est exactement comme un écran d’ordinateur : vous pouvez y mettre 5 dossiers bien identifiés, ou 250 fichiers en vrac", constate Alexandra de Roulhac avant d'ajouter qu'un bureau stérile peut aussi à l'inverse témoigner d'un esprit encombré. Mais ce phénomène de bureaux très "vides" s'est largement développé avec la multiplication des open space, comme l'explique Sébastien Hof : "On ne peut plus personnaliser son bureau car on le partage, il n'est plus a soi".

  • Vous affichez vos photos de famille

Amener des photos ou des objets personnels au travail peut signifier différentes choses. Selon le psychologue, il y a les personnes qui tournent les photos de leurs proches vers eux-même, ce qui veut dire qu'ils ont besoin "de points de repères, et de se rassurer en regardant ces clichés quand ils ont un moment professionnel difficile". On observe aussi au travail des personnes qui tournent les photos non pas vers eux-même, mais à la vue de tous : " On essaye dans ce cas d'afficher une vie personnelle épanouissante auprès de ses collègues", conclut Sébastien Hof.

  • Vous avez vos affaires personnelles

Les post-it fleurissent inlassablement tout autour de vous. Vous avez à la fois votre agenda d'ouvert, une dizaine de papiers griffonnés collés à votre écran d'ordinateur et même des penses-bêtes sur votre téléphone : vous avez besoin d'être rassurée. "Si tout est écrit, on peut se vider l'esprit", indique Alexandra de Roulhac. Et si votre bureau paraît désordonné, ce n'est pas forcément le cas affirme la coach, "le désordre permet d’être le seul à savoir où trouver ce que l’on cherche, et donne le sentiment de contrôler ce qui se passe dans son espace". Sébastien Hof, ajoute que l'activité professionnelle est ponctuée d’interruptions. Les rappels en tous genres en sont donc la conséquence.

  • Vous avez vos produits d'hygiène à porté de main

Déodorant et gel hydro-alcoolique trônent sur votre bureau, et ne pas les avoir auprès de vous serait très embêtant, voire stressant. "Les gens travaillent les uns à côtés des autres et ont peur de tomber malade", explique le psychologue du travail. Alexandra de Roulhac partage cet avis et ajoute que cela donne "un côté froid" à la personne. Les produits d'hygiènes, notamment les désinfectants témoignent d'une peur du contact avec les autres.

Lire la suite sur le site Marie Claire

Billet original sur Marie-Claire.fr Julia KADRI

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lun., 05/09/2016

L'impact sur la santé au travail - article est républicain - dimanche 4 septembre 2016

Sebastien_HOF-_photo_SAM_COULON.jpgSuite à la rencontre de la journaliste le 23.08.2016, l'article est paru le dimanche 4 septembre 2016.

Le métier de psychologue du travail devient de plus en plus valorisé. Des gens ainsi que des entreprises font appel à ce spécialiste.

À peine connu il y a une dizaine d'années, le titre de psychologue du travail surprend de moins en moins. Cette profession,n'a été reconnue par I'Etat qu'en 1985. « Avant, tout le monde pouvait s'appeler psychologue du travail et exercer ce métier », explique Sébastien Hof. Il y a trois ans, ce Bisontin d'une quarantaine d'années, a ouvert son cabinet spécialisé dans ce domaine au parc La Fayette. « Dans mon parcours professionnel, j'avais une volonté d'évoluer hiérarchiquement. J'ai atteint un poste de haute responsabilité, mais j'ai compris que ce n'était pas ce que je voulais faire. J'ai quitté ce poste de dirigeant pour créer mon cabinet de psychologue du travail », témoigne-t-il.

l'épuisement professionnel

« Je ne peux pas dire, qu'aujourd'hui, les salariés souffrent au travail plus qu'avant, mais cette souffrance n'est pas la même. Il y a quelques dizaines d'années, le harcèlement au travail emmenait le plus souvent les gens au cabinet du psychologue du travail. Aujourd'hui, c'est plutôt l'épuisement professionnel, autrement dit le burn-out », précise-t-il. L'accélération de notre société provoque ce phénomène. « On a de moins en moins de temps pour réaliser ses tâches professionnelles. On a de moins en moins de temps pour parler à nos collègues, pour discuter des problèmes rencontrés. Si on reste au travail plus de temps, on ne se valorise plus », observe-t-il. Le burn-out se caractérise par une fatigue persistante un sommeil perturbé, la difficulté de se concentrer, une colère spontanée, une frustration, etc. « On est très proche de la dépression, mais la particularité du burn-out est que ça ne touche que le monde professionnel », poursuit le psychologue. Pour mettre son travail à distance, il faut passer obligatoirement par un long arrêt, une année en moyenne, les vacances ou un repos ne suffisent plus.

la double journée des femmes

L'épuisement professionnel touche tous les âges, tous les domaines et tous les niveaux hiérarchiques. « Parmi mes clients, il y a légèrement plus de femmes que d'hommes, car les femmes ont d'autres souffrances. Souvent, quand elles rentrent à la maison, elles ont un autre travail qui commence », précise le spécialiste. Sébastien Hof intervient aussi auprès des entreprises. Des fois, les employeurs créent eux-mêmes une ambiance tendue au sein de leur équipe. « Souvent, des dirigeants donnent la même tâche à tout le monde. Le meilleur reçoit une prime. Cette politique crée une concurrence et isole encore plus les employés. On travaille ensemble parce qu'on a une tâche commune, et non parce qu'on est dans le même endroit », analyse Ie psychologue. Quel que soit son client, Sébastien Hof rencontre souvent la difficulté de faire comprendre aux gens qu'il n'y a pas de solution toute faite. « J'accompagne des gens pour en trouver une, mais ils doivent Ia choisir eux-mêmes », termine-t-il.

OIga PATAPENKA

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mar., 17/05/2016

The 'Right to Disconnect' From Work Email May Soon Be Enshrined in French Law

vice_news_og_image.jpgThousands of people took to the streets of France on Thursday to protest the government's latest efforts to push through a much-contested labor bill that, in an attempt to bolster economic growth, may make it easier to hire and fire workers. But the bill also happens to contain a measure that, on its own, would likely be very popular: Among a host of other reforms, it encourages people to ignore work emails after office hours.

Critics of the bill say it will weaken unions and make it easier for bosses to fire or overwork employees. And while the bill does maintain France's legal 35-hour working week, it also allows companies to request longer working days under special circumstances.

Thousands of people have been taking to the streets over the past few months, as successive, watered-down versions of the bill failed to appease French workers, job seekers, and students. Banners saying that "The night is for fucking, not for working" started appearing at protests this spring — and, ironically, the bill may help achieve just that. If the text makes it past the Senate and the National Assembly later this year, French people's nights could soon be again dedicated to a more pleasurable activity than answering emails from your boss.

Measures in the law seek to combat sexism in the workplace, introduce a monthly allowance for young people looking for job, and the enshrining of "the right to disconnect" — a clause protecting workers from the spillover of work into their private lives.

The idea that there should be a clear demarcation between work and home life became a policy, if not an actual law, in 2014, when employers' federations Cinov and Syntec reached an agreement with the CFDT and CGC trade unions on "the obligation to disconnect from remote communication tools." The purpose of the agreement was to ensure employees in certain sectors would stop responding to work emails and calls outside of designated work hours.

Frédéric Lafage, a vice-president at Cinov, said that the 2014 agreement was designed specifically to protect employees who are contracted for a specific number of days, but who are free to organize their work schedule as they see fit.

"These are employees ... who have full autonomy in the way they manage their projects or tasks," he said. "It's up to the companies to make sure they take time off, because the risk with employees who work autonomously is that they never stop working."

Lafage noted that some businesses had gone as far as to limit access to the company server as a way to enforce employee "disconnection." But not all companies can take such drastic measures to make sure their employees get some rest — particularly those with an international reach. "It's also up to the employee not to work more than the hours stipulated in the agreement," said Lafage.

The controversial labor bill also puts the onus on managers, who will have to "put in place mechanisms to regulate the use of digital tools, with a view to ensuring that down time and days off, as well as personal and family life, are respected."

If employees and their managers cannot reach an agreement on the issue, however, bosses get the final word. For companies with more than 50 employees, employers will have to draw up a charter outlining the company's "disconnection" policy, in consultation with worker representatives.

But for some lawmakers with the ruling Socialist party, the bill doesn't go far enough. They say bosses should be penalized for failing to shield their employees from work encroachment.

Yves Lasfargue, director of the Observatoire des Conditions de Travail et de l'Ergostressie — a research center that studies the impact of work and work-related stress on those working mainly from home — describes the constant overload of information being processed by employees and managers in the digital age as "infobesity."

According to an article published in French daily Les Échos in April, 10.5 percent of the French workforce is at serious risk of job-related burnout. And while a burnout is not officially considered a work-related illness, that could all change soon. In February 2016, French Health Minister Marisol Touraine formed a working group to study the medical implications of work-related exhaustion.

For occupational psychologist Sébastien Hof, laying down the right to disconnect is a step in the right direction. "Being hyperconnected makes you feel like you're constantly in a rush and stressed out," he said. He mentioned the case of an executive he was treating for a few months, who was struggling to keep up with an unmanageable workload. "He's besieged by emails," said Hof. "He doesn't have time to work on projects."

Bringing your work home can cause undue stress and have a significant negative impact on your home life and relationships, Hof said. "Work invades you constantly and you no longer have time to think about your holidays or junior's birthday," he said. "You can no longer think about daily life away from work."

Some companies in France have already put in place measures to limit hyperconnectivity during the working day.

Alexia Lefeuvre, communication manager at French online marketplace PriceMinister, said that her employer introduced an optional monthly morning of no emails back in February 2015. Once a month, employees of the company — customer service excepted — do not have to answer any emails for one whole morning. "The aim is to make people aware of how many emails we send, that we don't need to copy everyone into an email, and that sometimes, it's better just to walk over to the person," she said, likening the practice to a team-building exercise.

While the initiative may seem like a token, Lefeuvre said it has made a real difference. "We noticed that we had fewer internal emails, and that there were fewer CC'd emails going around the company," she said. "We're thinking of extending the idea to a day of no email."

If the labor bill is adopted, the French government could soon be conducting its own experiment in reduced connectivity. The bill authorizes the government to carry out a twelve-month study on the "reasonable use of email" by civil servants, with a view to drawing up guidelines for businesses and government agencies.

According to Hof, the digital age has given workers the false sense that business can be expedited thanks to devices like smartphones. "But in fact you're caught up in this machine, because one email yields another, and ultimately you feel frustrated because you didn't get done what you had planned to get done."

The BBC has described article 25 of the bill — which outlines the "right to disconnect" — as the only measure of the bill that is attracting consensus. But in a country famous for valuing the sanctity of downtime, no one can seem to agree on how best to legislate on the right not to reply to your boss after 5pm.

Some opposition lawmakers recently submitted an amendment to raise the minimum number of employees from 50 to 300, before a company is required to draw up a "disconnection" charter.

Meanwhile, another group of opposition deputies seeks to scrap the measure completely, deeming it too vague. "Furthermore, the measure is at odds with the practice whereby the devices of connected professionals are naturally turned off outside of the timeframe specified by the contract," they argued. In short, employees shouldn't be answering work calls and emails outside of work in the first place.

Billet original sur Vice News

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jeu., 19/11/2015

INVITATION SMTEFC 4 DECEMBRE 2015: PRISE EN CHARGE D'UN BURN OUT

Bonjour à tous,

Le bureau de la SMTEFC vous invite à sa dernière séance de l'année 2015, le 04 décembre, toujours au même endroit: le restaurant "Le Trépillot", rue Victor Sellier à Besançon de 8h 30 à 12h.

ACCUEIL CAFEINE A PARTIR DE 8H 30

9H - 10H 30 PRISE EN CHARGE D’UN BURN OUT d’une salariée d’une crèche
« …depuis son orientation par le médecin du travail ….
….au psychologue clinicien du travail….
…à la médiation auprès de l’employeur…. »
Une alternative à l’inaptitude ?
Mr Sébastien Hof, Psychologue du Travail en Cabinet Privé à Besançon

10h 30 – 11h Discussion

11h – 12h ASSEMBLEE GENERALE

Bilan financier 2015 Présentation et approbation des modifications du statut de la SMTEFC
Election d’un nouveau membre du bureau

NB: vous pouvez diffuser largement cette invitation dans vos entreprises. Nous souhaitons juste connaître le nombre de personnes présentes par retour de mail à l'adresse mail suivante: smtefc@smtefc.org

Bien cordialement

Dr Margaret Moreau

Présidente de la SMTEFC

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