etre-handicap_information.gifDans le cadre de l'article concernant l'accompagnement psychologique des personnes handicapées psychiques au sein des entreprises, j'ai été interviewé par Laetitia Delhon concernant le rôle et l'accompagnement d'un psychologue du travail :

TROIS QUESTIONS À…

Sébastien Hof Psychologue du travail à Besançon

La présence d’un psychologue au sein d’une entreprise constitue-t-elle une forme de soupape pour le salarié ? L’intérêt de ce type de démarche est de lui permettre de prendre du recul par rapport à son environnement professionnel. Il s’agit de lui donner des clés d’interprétation de ce qu’il entend et perçoit de l’organisation : des petites phrases, des attitudes qui créent une incompréhension mutuelle entre l’entreprise et lui. Le psychologue l’aidera à ne pas prendre cela pour argent comptant. C’est presque un rôle de traducteur.

Pouvez-vous influer sur l’organisation du travail ? Ce n’est pas si simple, car nous travaillons sous le sceau de la confidentialité. Il faut absolument la garantir pour que le salarié s’exprime en étant en confiance. Mais nous pouvons faire part de certaines remarques en CHSCT, quand le collectif est suffisamment important pour que les situations individuelles puissent être entendues mais non identifiées. Car toutes les améliorations qui seront mises en œuvre pour les personnes en situation de handicap psychique seront bénéfiques à tous les salariés.

Votre rôle consiste-t-il aussi à rendre le salarié acteur de son maintien ? Oui, c’est d’ailleurs pour cela que la confiance entre le psychologue et lui doit être totale. Chacun a sa part dans l’action. Si l’entreprise n’est pas responsable du handicap du salarié, elle a des obligations concernant la santé au travail et le bien-être de ses collaborateurs. Ceux qui sont en situation de handicap psychique ont la possibilité d’agir pour leur équilibre au travail, en s’appuyant sur les outils mis à leur disposition pour s’exprimer et prendre du recul.