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sam., 02/09/2017

Pourquoi les effets des vacances durent aussi peu de temps ? Figaro Madame avec Sébastien HOF, Psychologue du travail à Besançon

Il aura fallu très peu de temps pour que le retour au bureau balaye la zen attitude atteinte durant nos congés. Deux professionnels nous expliquent pourquoi.

À J+10 de la reprise du travail, le constat est sans appel : les bienfaits physiques et psychologiques acquis au cours de deux semaines passées dans le Languedoc semblent s'estomper progressivement pour laisser notre cerveau se faire de nouveau grignoter par les ruminations, le stress... Difficile à accepter quand on sait qu'il y a moins de quinze jours, galvanisés par la nature, le repos (et le rosé), nous étions convaincu(e)s de faire perdurer cette nouvelle énergie. À y regarder de plus près, nous ne sommes d'ailleurs pas les seul(e)s à dresser ce tableau. Selon le dernier sondage en date sur la thématique, mené en 2013 par l'Ifop (1), près d'un tiers des Français (29%) considèrent que les bénéfices des vacances disparaissent rapidement. Heu, pardon mais... pourquoi ?

Des bénéfices surestimés

Quand on lui demande qui est le coupable, le professeur Michel Lejoyeux, psychiatre (2), désigne sans aucun doute l'évolution du concept de vacances. Et derrière cela, nous-même. En réalité, pour le spécialiste, si nous souffrons de perdre rapidement les bienfaits de la pause estivale, c'est bien parce que nous en attendons beaucoup trop. «Aujourd'hui, les vacances devraient être thérapeutiques, comme la nourriture ou les relations amoureuses, mais elles ne le sont aucunement, constate-t-il. On les voit comme des médicaments ou une sorte d'antibiotiques dont les effets abattraient la fatigue et le surmenage et surtout perdureraient définitivement. Mais ce sont des moments de plaisir, de repos, et non des changements de vie.»

La raison de cette exigence ? La société qui nous en demande toujours plus, selon le psychiatre. Au même titre qu'il faut exceller dans son rôle de parents, enfanter des génies, cultiver sa vie sociale et réussir professionnellement, il est devenu primordial de se renouveler en vacances. Le «fantasme de l'être nouveau», selon le Pr Lejoyeux. Un être qui pense et vit différemment quand il ne travaille pas et qui, de façon logique, devrait être radicalement changé par la période, comme vierge de tout ce qui altère son bien-être sur son lieu de travail. Là serait toute l'erreur : «Si la relation avec son travail est compliquée, ce n'est pas le mois d'août qui va y remédier. Prenons l'exemple d'une personne fatiguée par une dépression. Quand elle part en vacances, elle ne va pas mieux», illustre le spécialiste.

Rythme effréné

Pour Sébastien Hof, psychologue du travail et clinicien spécialisé, l'organisation et nos conditions de travail jouent, sans trop de surprise, un rôle indéniable dans le retour rapide de la fatigue. «L'intensification du travail est réelle. Aujourd'hui, on effectue nos tâches à fond jusqu'au départ en congés. En notre absence, le travail n'a pas attendu, s'est accumulé et au retour on redémarre sur un rythme effréné. En fait, dès que l'on revient, toutes les conditions sont réunies pour que nous retrouvions ce rythme soutenu», explique le professionnel.

Autre phénomène observé : la place de plus en plus importante qu'occupe le travail dans nos quotidiens. Résultats ? La déconnexion et la prise de recul se font tardivement ressentir une fois en congés. Et quand les bienfaits surviennent, il est souvent déjà temps de rentrer... Sans oublier que le phénomène peut aussi en pousser certains à mettre à profit les vacances «pour faire ce que l'on ne peut pas faire tout au long de l'année, sans prendre le temps de se reposer», ajoute le psychologue.

Trois pistes pour prolonger les bienfaits

Finalement, peu importe le coupable, pourvu que le bien-être ressenti pendant les vacances perdure. En pratique, inutile de modifier drastiquement son emploi du temps ou son mode de vie, «il suffit de se demander quelles tâches comportementales effectuées en congés nous ont fait du bien, et de trouver un moyen de les continuer une fois le travail repris», indique le Pr Lejoyeux.

Le spécialiste donne ainsi trois pistes, à adapter évidemment en fonction des goûts de chacun. Bouger d'abord, se garder des plages horaires pour effectuer une activité physique, quelle qu'elle soit. Puis, conserver des moments d'intimité : «Il est indispensable de garder des sanctuaires d'activités familiales, amoureuses et amicales. On n'interrompt pas un rendez-vous professionnel pour appeler son conjoint. L'inverse est vrai aussi. Il faut simplement accepter l'idée qu'en reprenant le travail, ce temps sera moins important que durant les vacances», souligne le psychiatre. Enfin, essayer de s'octroyer de petits temps de concentration sur l'instant présent. «L'intérêt est de ne pas regarder la nature qu'une fois dans l'année au mois d'août. N'oublions pas que le vert et le bleu sont des antidépresseurs naturels, qui ne disparaîtront pas une fois le travail repris», souligne Michel Lejoyeux.

Dans certaines situations et pour faciliter son quotidien, le psychologue du travail Sébastien Hof recommande de mettre à jour sa fiche de poste, afin de lister par écrit en quoi consiste réellement ses tâches journalières. Enfin, la question de la place de son emploi dans son propre quotidien se pose. Sébastien Hof le rappelle : «Demandons-nous dans quels autres domaines nous nous sentons bien, et débloquons du temps pour mettre de la distance avec l'emploi et revenir à ce qui est essentiel pour nous».

(1) Sondage Ifop mené avec les laboratoires Upsa.

(2) Les 4 saisons de la bonne humeur, du Pr Michel Lejoyeux, Éditions JC Lattès, 18 €.

Par Ophélie Ostermann | Le 31 août 2017

Billet original sur Madame Figaro

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sam., 25/03/2017

Souffrance au travail : quand les salariés sont dans l'impasse - Marie Claire - Par Julia Kadri avec Sébastien HOF, psychologue du travail à Besançon.

90% des actifs pensent que la souffrance au travail a augmenté depuis 10 ans. Les Français qui en sont victimes dénoncent l'indifférence de leur hiérarchie face à leur mal-être. Décryptage.

Souffrir au travail serait-il le mal du siècle ? Vous avez sans doute déjà entendu parler de "burn out", un anglicisme devenu à la mode depuis quelques années pour qualifier une usure psychique et physique relative à l'activité professionnelle.

souffrance-travail_-_Photo_de_Poike.jpegMais si le "burn out" est effectivement un syndrome d'épuisement lié à la profession d'un individu, la souffrance au travail est bien plus large. Harcèlement, angoisse, détresse, ennui... Un lexique peu réjouissant qui qualifie pourtant de plus en plus la réalité des travailleurs. En effet, 90% des actifs pensent que la souffrance au travail a augmenté depuis 10 ans, d'après une récente étude réalisée par le groupe MGEN avec OpinionWay.

Le mal-être professionnel progresse-t-il réellement ?

"Avant, quand on était en souffrance au travail et qu'on le disait, ce n'était pas audible. Aujourd'hui, ça l'est", explique le psychologue du travail Sébastien Hof. Si les cas d'épuisement professionnel se multiplient, ce serait donc parce que le sujet est moins tabou qu'avant : "Il y a 20 ans, quand on était mal dans son métier on nous disait qu'on ne pouvait s'en prendre qu'à soi-même" ajoute le spécialiste. Bien que le "burn out" soit de plus en plus médiatisé, au point d'être devenu dans le langage courant un mot "fourre tout" englobant un panel de troubles liés au travail, il n'est aujourd'hui pas reconnu comme une maladie professionnelle. Il s'agit d'un processus de dégradation de l'individu par rapport à son activité, d'un syndrome.

Au-delà de l'évolution des mentalités, qui a poussé les langues des actifs en détresse à se délier, la hausse du mal-être au travail est bien réelle. "Je pense que les organisations changent, ce qui a une influence sur les conditions de travail. Ce n'est pas toujours bien vécu", indique Sébastien Hof. Un avis partagé par le psychologue clinicien spécialisé en psychopathologie du travail, Johan Pain : "Je pense qu'il y a une augmentation de l'épuisement autour du travail, notamment dans le secteur public. Il y a de nouveaux enjeux économiques qui amènent une nouvelle politique de RH déstabilisante".

Si les conditions de travail changent et que le mal-être des actifs augmente, les entreprises et les professionnels de santé s'en alarment-ils pour autant ?

Une hiérarchie jugée indifférente face à ces troubles

Selon l'étude menée en février dernier par le groupe MGEN, 71% des personnes en souffrance au travail déclarent que leur hiérarchie et que leurs services RH ont été indifférents à leur mal-être."Dire qu'il n'y a pas du tout d'intérêt de la part de la hiérarchie sur les questions de souffrance au travail n'est pas toujours vrai. Il y a des organismes qui prennent en compte, ou qui ont la volonté de prendre en compte ces souffrances", indique Johan Pain. Mais ce dernier reconnaît "qu'en termes de sensibilisation des organisations, il y a encore beaucoup de travail à faire car il y a une méconnaissance importante de ces problématiques".

De plus en plus d'entreprises se questionnent à propos du mal-être au travail. Les managers se trouvent eux-mêmes déstabilisés par rapport à cela, ne sachant pas toujours différencier la sensibilité d'une personne d'un réel épuisement professionnel. De cette méconnaissance, et même parfois de ce déni, peut découler une sorte d'indifférence face à la santé d'un salarié.

La médecine du travail n’apparaît pas non plus comme une solution. Seuls 32% des interrogés auraient l’idée de parler de leur souffrance à leur médecin du travail. De plus, 71% disent ne pas savoir s’il existe ou non des dispositifs pour répondre ou pour prendre en compte des situations de souffrance. Selon Sébastien Hof, "les médecins du travail sont inondés par les problèmes de harcèlement, de burn out...". Mais le principal souci que décèle le psychologue se trouve dans le "timing" : "Les gens ont tendance à aller voir ces médecins quand c'est déjà trop tard, quand ils ont atteint le point de non retour". Pourtant, comme l'indique le site officiel du service public, le médecin du travail peut effectuer des visites à la demande de l'employeur, mais aussi -et surtout- à la demande du travailleur.

Apprendre à repérer les signes annonciateurs

"Tout le monde peut être touché par l'épuisement professionnel, peu importe le secteur d'activité", affirme Sébastien Hof. Comme 96% des Français, le psychologue estime que souffrir au travail peut arriver à tout le monde. Johan Pain tient quant à lui à apporter une précision : "Ce sont souvent les gens les plus investis qui craquent. Ceux qui veulent toujours bien faire sont plus impactés que ceux qui ont un certain recul, qui sont moins impliqués".

Mais comment et quand s'alarmer de son état émotionnel ? "A partir du moment où notre entourage nous dit 'tu es irritable, qu'est-ce qu'il t'arrive en ce moment ?', cela souligne un changement dans notre comportement, c'est un signe", souligne Sébastien Hof. "Il y a aussi d'autres indicateurs comme avoir la boule au ventre en allant travailler ou quand on a des troubles du sommeil, des maux de tête, une grosse fatigue. Ce sont des signes donnés par le corps qu'il faut écouter. Parfois ce n'est pas très perceptible, comme les maux de tête, mais c'est la récurrence qui doit être alarmante", complète le spécialiste.

Les problèmes de concentration, la dévalorisation de sa propre efficacité et de ses compétences ainsi que le désinvestissement professionnel sont "''autant d’indicateurs d’alerte pouvant laisser présager qu’un travailleur, ayant par exemple une attitude ou un comportement inhabituel, peut basculer dans un syndrome d’épuisement professionnel''", indique le "Guide d'aide à la prévention" établi par le Ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation, l'INRS et l'Anact.

Par Julia KADRI

Billet original sur Marie-Claire.fr - Julia Kadri

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dim., 12/03/2017

Les décisions difficiles, un choix parfois cornélien - Article Direction(s) par Jean-Marc Engelhard

Il y a celles que l'on prend à contrecœur et celles qui vous sont imposées... Certaines décisions sont plus douloureuses que d'autres à assumer et à vivre. Face à ces situations à forte densité émotionnelle, pas facile de prendre du recul.

ange_et_diable_-sellig.jpg«L'un des salariés de l'association était atteint d'une pathologie entraînant des absences momentanées susceptibles de mettre en danger les enfants dont il avait la charge. J'ai tenté de trouver une solution avec lui. Mais il était dans le déni de son état de santé. J'ai dû me résoudre à le surprendre en faute pour engager une procédure disciplinaire et finalement obtenir sa mise en invalidité », se souvient Thomas G. 1, directeur d'une maison d'enfants à caractère social (Mecs). Une décision prise à regret, parce qu'il n'y en avait pas d'autres possibles, et qui a suscité des remous. « Le professionnel avait l'impression d'avoir été injustement puni et la mesure m'a été vivement reprochée par le personnel. Cela a été difficile à vivre pour moi, même si c'était juste au regard de l'impératif de sécurité des enfants accueillis », poursuit le directeur.

Dans le respect de l'éthique

Si toutes les décisions n'ont pas un caractère aussi douloureux, les managers sont cependant souvent confrontés à des choix cornéliens, avec une forte densité émotionnelle. « La logique gestionnaire qui s'impose dans le secteur social et médico-social, parce qu'elle contraint à prendre des décisions contraires aux valeurs des directeurs, multiplie le risque de situation de souffrance éthique », constate Marie-France Custos Lucidi, psychologue-clinicienne du travail, fondatrice de l'organisme de conseil et de formation Travail et Humanisme. Et il n'est pas simple de prendre du recul pour se protéger. « Le respect de l'éthique et du droit légitime les décisions compliquées », assure Daniel Carasco, vice-président de l'association de directeurs et cadres ADC. Délicat, selon le psychologue du travail Sébastien Hof: « Cette légitimité a juste un effet atténuateur. Mais elle n'empêche pas d'être traversé par des émotions qu'il est compliqué de mettre à distance. »

Un exercice solitaire

Quant au « costume » de directeur, il est loin de constituer une armure à toute épreuve. « Assumer une décision difficile interroge la responsabilité liée à la fonction. Elle renvoie à la capacité des intéressés à être considérés comme le "mauvais objet" », remarque Marie-France Custos Lucidi.

« Il est moins compliqué de décider si on a trouvé un équilibre entre l'aptitude à aller à la confrontation et la capacité à endosser sa position.'' »

En clair, être celui vers lequel est dirigé le ressentiment des autres. D'autant moins aisé à endosser que la prise de décision est un exercice le plus souvent solitaire. Rares sont ceux qui, face à un choix cornélien, peuvent faire appel à des spécialistes, avocat, expert-comptable ou professionnel des ressources humaines, pour les soutenir. D'où l'intérêt de confronter sa pratique et son vécu avec des pairs, pour se conforter dans son rôle de dirigeant « Il est plus facile d'assumer une décision lourde lorsque l'on a fait preuve d'anticipation. Car si ces situations ne se présentent pas tous les jours, elles finissent toujours par survenir à un moment ou à un autre. Avoir des repères éthiques et être au clair sur son positionnement face au projet associatif, cela aide », remarque Patrick Enot, formateur à l'institut de formation Arafdes. « C'est aussi moins compliqué quand on a trouvé un équilibre entre l'aptitude à aller à la confrontation et la capacité à endosser sa position. » Pas si facile lorsque l'on ale nez dans le guidon en permanence et qu'il faut parfois trancher dans le vif en urgence.

Et au pied du mur?

Lorsque le président de l'association ou le conseil d'administration prend des orientations contestables, imposant au directeur d'établissement ou de service d'endosser des choix qu'il réprouve, certains montent au créneau. Démonter le bien-fondé d'une décision, négocier pour la changer ou pour en adoucir les modalités d'application, est-ce un moyen d'en atténuer le poids ? « Même si la tentative n'est pas couronnée de succès, c'est toujours moins douloureux que d'accepter sans lutter », note Sébastien Hof. Mais il arrive aussi que les directeurs se retrouvent au pied du mur. « Un jour, le président de l'association gestionnaire de la structure que je dirigeais a exigé, pour justifier de l'utilisation d'une subvention, que je rédige le compte-rendu d'une action qui n'avait pas été mise en place », raconte François T 1, aujourd'hui directeur général d'une association dans le Sud de la France. Une demande inacceptable qui l'a conduit, après une courte réflexion, à donner sa démission. Une décision difficile, mais libératrice.

Jean-Marc Engelhard
1Directeurs ayant requis l'anonymat.
Mars 2017 - Direction(s) n°151

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sam., 25/02/2017

"Les limites des aménagements dimensionnels en milieu professionnel" par Cyril Aubert le 10 mars à 9h à Besançon - Société de Médecine du Travail et d'Ergonomie de Franche-Comté

Bonjour à tous,

Voici le calendrier des séances de la SMTEFC pour 2017:

10 mars, 05 mai, 15 septembre et 17 novembre.

Le 10 mars, la SMTEFC invite Mr Cyril Aubert à nous expliquer les limites des aménagements dimensionnels en milieu professionnel. Il donnera aussi des recommandations pour retenir un siège ergonomique.

La séance se tiendra comme d'habitude au restaurant: Le Trépillot, rue Jouchoux à Besançon. Accueil caféiné 8h30.

Le bureau de la SMTEFC change de présidence. Mr Sébastien Hof, psychologue du travail, reprend le flambeau.

Le bureau a opté pour une double présidence Médecin et Membre non Médecin. Dr Simon, assure l'intérim de cette coprésidence, médecin, en plus de sa fonction de trésorier.

Nous faisons appel à de nouvelles candidatures pour être membre au bureau. La coprésidence sera désignée par les membres du bureau à sa prochaine réunion.

Le bureau accueille aussi 2 nouveaux membres: Mr Jean-Michel Nzikou et MR Cyril Aubert.

Le nouveau président et les nouveaux membres se présenteront à vous le 10 mars à 9h, début de la séance. Mr Aubert prendra la parole à 10h.

Merci de bien vouloir diffuser cette invitation à vos collègues.

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mer., 01/02/2017

Ce que votre bureau dit de votre personnalité - Article Marie-Claire avec Sébastien HOF, Psychologue du Travail

Par Julia Kadri

Vous êtes plutôt du genre à ne rien laisser traîner sur votre bureau, ou au contraire, à y laisser régner un joyeux bazar ? Des experts décryptent votre personnalité à travers la façon de ranger votre espace de travail.

logo_marie_claire.pngLes Français passent environ 38 heures au travail par semaine. En plus d'être un lieu où l'on exerce sa profession, c'est un véritable lieu de vie. Il est pourtant difficile selon le psychologue du travail Sébastien Hof d'être véritablement soi-même au bureau : "On a toujours une image sociale qui est différente de sa véritable personnalité. On choisit ce que l'on veut montrer à l'autre". Et ce que l'on souhaite dévoiler de soi passe aussi par le rangement de son espace de travail.

"La disposition de votre bureau, à quoi il ressemble, c’est la première image que vos collègues auront de vous. Cela vous catalogue tout autant que votre façon de vous habiller", affirme Alexandra de Roulhac, coach du bonheur en région parisienne. Plusieurs profils se dessinent :

  • Vous avez un bureau où rien ne traîne

"Garder son bureau en ordre, c’est se préserver du stress, ne pas perdre de temps à chercher. C’est exactement comme un écran d’ordinateur : vous pouvez y mettre 5 dossiers bien identifiés, ou 250 fichiers en vrac", constate Alexandra de Roulhac avant d'ajouter qu'un bureau stérile peut aussi à l'inverse témoigner d'un esprit encombré. Mais ce phénomène de bureaux très "vides" s'est largement développé avec la multiplication des open space, comme l'explique Sébastien Hof : "On ne peut plus personnaliser son bureau car on le partage, il n'est plus a soi".

  • Vous affichez vos photos de famille

Amener des photos ou des objets personnels au travail peut signifier différentes choses. Selon le psychologue, il y a les personnes qui tournent les photos de leurs proches vers eux-même, ce qui veut dire qu'ils ont besoin "de points de repères, et de se rassurer en regardant ces clichés quand ils ont un moment professionnel difficile". On observe aussi au travail des personnes qui tournent les photos non pas vers eux-même, mais à la vue de tous : " On essaye dans ce cas d'afficher une vie personnelle épanouissante auprès de ses collègues", conclut Sébastien Hof.

  • Vous avez vos affaires personnelles

Les post-it fleurissent inlassablement tout autour de vous. Vous avez à la fois votre agenda d'ouvert, une dizaine de papiers griffonnés collés à votre écran d'ordinateur et même des penses-bêtes sur votre téléphone : vous avez besoin d'être rassurée. "Si tout est écrit, on peut se vider l'esprit", indique Alexandra de Roulhac. Et si votre bureau paraît désordonné, ce n'est pas forcément le cas affirme la coach, "le désordre permet d’être le seul à savoir où trouver ce que l’on cherche, et donne le sentiment de contrôler ce qui se passe dans son espace". Sébastien Hof, ajoute que l'activité professionnelle est ponctuée d’interruptions. Les rappels en tous genres en sont donc la conséquence.

  • Vous avez vos produits d'hygiène à porté de main

Déodorant et gel hydro-alcoolique trônent sur votre bureau, et ne pas les avoir auprès de vous serait très embêtant, voire stressant. "Les gens travaillent les uns à côtés des autres et ont peur de tomber malade", explique le psychologue du travail. Alexandra de Roulhac partage cet avis et ajoute que cela donne "un côté froid" à la personne. Les produits d'hygiènes, notamment les désinfectants témoignent d'une peur du contact avec les autres.

Lire la suite sur le site Marie Claire

Billet original sur Marie-Claire.fr Julia KADRI

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lun., 05/09/2016

L'impact sur la santé au travail - article est républicain - dimanche 4 septembre 2016

Sebastien_HOF-_photo_SAM_COULON.jpgSuite à la rencontre de la journaliste le 23.08.2016, l'article est paru le dimanche 4 septembre 2016.

Le métier de psychologue du travail devient de plus en plus valorisé. Des gens ainsi que des entreprises font appel à ce spécialiste.

À peine connu il y a une dizaine d'années, le titre de psychologue du travail surprend de moins en moins. Cette profession,n'a été reconnue par I'Etat qu'en 1985. « Avant, tout le monde pouvait s'appeler psychologue du travail et exercer ce métier », explique Sébastien Hof. Il y a trois ans, ce Bisontin d'une quarantaine d'années, a ouvert son cabinet spécialisé dans ce domaine au parc La Fayette. « Dans mon parcours professionnel, j'avais une volonté d'évoluer hiérarchiquement. J'ai atteint un poste de haute responsabilité, mais j'ai compris que ce n'était pas ce que je voulais faire. J'ai quitté ce poste de dirigeant pour créer mon cabinet de psychologue du travail », témoigne-t-il.

l'épuisement professionnel

« Je ne peux pas dire, qu'aujourd'hui, les salariés souffrent au travail plus qu'avant, mais cette souffrance n'est pas la même. Il y a quelques dizaines d'années, le harcèlement au travail emmenait le plus souvent les gens au cabinet du psychologue du travail. Aujourd'hui, c'est plutôt l'épuisement professionnel, autrement dit le burn-out », précise-t-il. L'accélération de notre société provoque ce phénomène. « On a de moins en moins de temps pour réaliser ses tâches professionnelles. On a de moins en moins de temps pour parler à nos collègues, pour discuter des problèmes rencontrés. Si on reste au travail plus de temps, on ne se valorise plus », observe-t-il. Le burn-out se caractérise par une fatigue persistante un sommeil perturbé, la difficulté de se concentrer, une colère spontanée, une frustration, etc. « On est très proche de la dépression, mais la particularité du burn-out est que ça ne touche que le monde professionnel », poursuit le psychologue. Pour mettre son travail à distance, il faut passer obligatoirement par un long arrêt, une année en moyenne, les vacances ou un repos ne suffisent plus.

la double journée des femmes

L'épuisement professionnel touche tous les âges, tous les domaines et tous les niveaux hiérarchiques. « Parmi mes clients, il y a légèrement plus de femmes que d'hommes, car les femmes ont d'autres souffrances. Souvent, quand elles rentrent à la maison, elles ont un autre travail qui commence », précise le spécialiste. Sébastien Hof intervient aussi auprès des entreprises. Des fois, les employeurs créent eux-mêmes une ambiance tendue au sein de leur équipe. « Souvent, des dirigeants donnent la même tâche à tout le monde. Le meilleur reçoit une prime. Cette politique crée une concurrence et isole encore plus les employés. On travaille ensemble parce qu'on a une tâche commune, et non parce qu'on est dans le même endroit », analyse Ie psychologue. Quel que soit son client, Sébastien Hof rencontre souvent la difficulté de faire comprendre aux gens qu'il n'y a pas de solution toute faite. « J'accompagne des gens pour en trouver une, mais ils doivent Ia choisir eux-mêmes », termine-t-il.

OIga PATAPENKA

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mer., 31/08/2016

Quand les entreprises se mettent à l’écoute - Handicap Psychique - Magazine Etre Handicap

etre-handicap_information.gifDans le cadre de l'article concernant l'accompagnement psychologique des personnes handicapées psychiques au sein des entreprises, j'ai été interviewé par Laetitia Delhon concernant le rôle et l'accompagnement d'un psychologue du travail :

TROIS QUESTIONS À…

Sébastien Hof Psychologue du travail à Besançon

La présence d’un psychologue au sein d’une entreprise constitue-t-elle une forme de soupape pour le salarié ? L’intérêt de ce type de démarche est de lui permettre de prendre du recul par rapport à son environnement professionnel. Il s’agit de lui donner des clés d’interprétation de ce qu’il entend et perçoit de l’organisation : des petites phrases, des attitudes qui créent une incompréhension mutuelle entre l’entreprise et lui. Le psychologue l’aidera à ne pas prendre cela pour argent comptant. C’est presque un rôle de traducteur.

Pouvez-vous influer sur l’organisation du travail ? Ce n’est pas si simple, car nous travaillons sous le sceau de la confidentialité. Il faut absolument la garantir pour que le salarié s’exprime en étant en confiance. Mais nous pouvons faire part de certaines remarques en CHSCT, quand le collectif est suffisamment important pour que les situations individuelles puissent être entendues mais non identifiées. Car toutes les améliorations qui seront mises en œuvre pour les personnes en situation de handicap psychique seront bénéfiques à tous les salariés.

Votre rôle consiste-t-il aussi à rendre le salarié acteur de son maintien ? Oui, c’est d’ailleurs pour cela que la confiance entre le psychologue et lui doit être totale. Chacun a sa part dans l’action. Si l’entreprise n’est pas responsable du handicap du salarié, elle a des obligations concernant la santé au travail et le bien-être de ses collaborateurs. Ceux qui sont en situation de handicap psychique ont la possibilité d’agir pour leur équilibre au travail, en s’appuyant sur les outils mis à leur disposition pour s’exprimer et prendre du recul.

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sam., 27/08/2016

Suicide au travail, souffrance au travail - Interview sur France Bleu Besançon le 26.08.2016

France_Bleu_Besancon_logo_2015.svg.pngSuite au suicide d'un facteur de Pontarlier mettant en avant dans une lettre la responsabilité de son employeur, Sébastien HOF, psychologue du travail à Besançon a été interviewé en direct par Dimitri Humbert, journaliste de France Bleu Besançon, sur la thématique de la souffrance au travail ce vendredi 26 août 2016 matin.

Pour écouter cette interview, merci de télécharger l'interview de Sébastien HOF, psychologue du travail sur France Bleu Besançon le 26 août 2016 à 8h10.

Bonne écoute.

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lun., 04/04/2016

Soirée scientifique - Troubles musculo-squelettiques, stress professionnel et activités physiques adaptées - le 5 avril de 17h à 20h

Programme

16h30 Accueil

Conférences

17 h – 17 h 35
« Causes et conséquences des TMS »
PIERRE Christèle, Franche comté Amélioration des Conditions de Travail
17 h 40 - 18 h 15
« Causes et conséquences du stress professionnel »
HOF Sébastien, psychologue du travail
18 h 20 – 18 h 55
« Intérêt d’une prise en charge par l’activité physique adaptée »
LAGACHE Romain, professeur d’activité physique adaptée
19 h – 20 h
Table ronde
20 h Moment convivial

Contact

apa.entreprise@gmail.com
06-70-33-72-43
Amphithéâtre de l’UPFR des Sports,
Université de Franche-Comté
31, rue de l'Épitaphe
25000 Besançon

Inscription par mail avant le Vendredi 1er Avril : apa.entreprise@gmail.com

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mar., 23/06/2015

Lutter contre le burn out - épuisement professionnel - Coin du Salarié - Interview de Sébastien HOF

coindusalarie.pngLe burn out ou épuisement professionnel est une thématique qui intéresse différents professionnels que ce soit dans le milieu juridique, médical, salarial...

C'est pourquoi nous vous proposons l'expertise de Sébastien HOF, psychologue du travail, clinicien du travail.

Sébastien HOF est psychologue du travail plus particulièrement un clinicien du travail. Dans le cadre de consultations « souffrance et travail » (en lien avec le réseau national de consultation « souffrance et travail »), il prend en charge la souffrance psychique des salariés, des encadrants ou dirigeants en favorisant l'expression de ces troubles psychopathologiques, la mise en sens du traumatisme subi ou de l’épuisement professionnel dans son exercice professionnel en plaçant toujours le travail au cœur de la problématique.
Parallèlement, il réalise des formations sur les thématiques de la santé au travail notamment des risques psychosociaux et intervient en entreprise dans l’objectif de favoriser un mieux-vivre ensemble au travail lors de démarche de prévention de ces dits-risques. Pour certaines institutions, il réalise des séances d’analyse de pratiques professionnelles permettant de mettre à distance le travail et de réfléchir collectivement à la manière de réaliser leur activité professionnelle, une mise en débat de l’action et de la posture des professionnels.

1. Le burn out aujourd'hui

A. Y A T-IL UN ENGOUEMENT AUTOUR DU BURN OUT

Je ne crois qu’il y ait un réel engouement pour le burn-out. Il me semble plutôt que, si le burn-out, dans sa définition première de Freudenberger, ne concernait que les professions « aidantes » (soignants, secouristes, pompiers, assistants sociaux, éducateurs, enseignants…), ce concept aujourd’hui concerne l’ensemble des individus au travail, quelle que soit leur activité voire… dépasse le champ professionnel comme, par exemple, le travail des aidants familiaux.

Pour ma part, beaucoup des patients que je rencontre sont en grande souffrance psychique. Ainsi, ils peuvent venir avec cet épuisement professionnel ou les symptômes repérés de ce type de pathologie, certains venant également avec l’expression « je suis harcelé(e) ».

Le burn-out est un des types de décompensations psychiques dont peuvent souffrir les salariés. Je reçois également de nombreuses personnes souffrant d’état de stress post-traumatique à la suite de situations faisant référence à des situations de type harcèlement.

B. LE BURN OUT EST-IL UN SUJET TABOU

S’il avait pu l’être, il y a quelques années, le burn-out n’est plus un sujet tabou voire pourrait requérir une certaine forme de pathologie populaire où chacun pourrait avoir son petit burn-out à lui.

En effet, il n’est pas rare d’entendre des personnes dans la rue évoquer qu’ils ont fait un burn-out. Ceci correspond à une vision que nous pouvons percevoir dans la société. En revanche, en entreprise, cela est un peu plus tabou du fait que cela pourrait être perçu comme une fragilité face un stress intense.

Je n’ai pas vu beaucoup d’entreprise mettant en place des moyens de prévention défavorisant l’apparition du burn-out malgré le fait que le chef d’entreprise doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité, protéger la santé physique et mentale des travailleurs tout en évaluant les risques (art. L 4121-1 et L 4121-3 du CT) en termes de résultats et plus seulement de moyens.

Débattre du travail et de la manière de le réaliser n’est plus possible. Chacun se retrouve assez seul dans son travail du fait d’une charge de travail importante et l’impossibilité d’avoir des espaces de convivialité favorisant le développement du collectif de travail, et donc du soutien social ; il est même parfois créé au sein de l’entreprise des compétitions induites par le travail entre les salariés, générant une auto-accélération dans le travail et renforçant encore plus l’isolement des travailleurs.

2. Le rôle du psychologue du travail

A. QUAND LE SALARIE DOIT-IL CONSULTER

Mon rôle dans la lutte contre le burn-out est d’intervenir sur les différents niveaux de prévention.

C’est-à-dire d’intervenir au niveau de la prévention tertiaire par la prise en charge de ces salariés épuisés, « cramés » par le travail par l'analyse des dysfonctionnements vécus pour une compréhension de sa situation et sa signification.

Les entretiens permettent la recherche et la construction de solutions, de stratégies d'action, ...spécifiques à la situation du salarié en favorisant la reconstruction de son identité et de retrouver les éléments du plaisir au travail. Cela passe notamment par la restauration de la confiance en soi. Avant tout, je dirai que cette prise en charge doit prévenir surtout le passage à l’acte.

Ensuite, c’est de trouver avec le salarié les conditions de reprise de son activité professionnelle voire d’un autre travail. C’est pourquoi, dans la prise en charge des salariés, il est nécessaire de coordonner un réseau dans lequel se trouve le médecin du travail, le médecin conseil, le médecin spécialiste, …

Il est important de venir me consulter quand certains premiers signes apparaissent comme:

B. A QUEL MOMENT EST-IL URGENT POUR LE SALARIE DE CONSULTER

Il devient urgent de me consulter lorsque vous avez un certains de signes :

  • La fatigue résiste au repos (un week-end passé à dormir et le lundi, vous êtes encore extrêmement fatigué,),
  • Vous avez une perte de plaisir au travail nécessitant plus d’effort sans aucune satisfaction,
  • Des troubles du sommeil persistant,
  • Vous êtes irritable,
  • Vous passez rapidement du rire aux larmes,
  • La nécessité de prendre des substances addictives pour tenir
  • Des manifestations du corps (nausée, céphalées, tensions musculaires,…)

C. LES PREMIERS CONSEILS A DONNER

Comme je l’ai dit avant, les signes qui doivent alerter sont les troubles du sommeil, la fatigue persistante, la perte de sens dans le travail, le fait de passer du rire aux larmes, une irritabilité importante et l’utilisation de substances addictives (alcool, drogues) pour tenir le choc.

Je pourrai lui conseiller de voir son médecin traitant pour bénéficier d’un arrêt, de rencontrer son médecin du travail pour avoir un suivi et des conditions aménagées notamment lors de la reprise, et de prendre rendez-vous dans une consultation « souffrance et travail » pour une prise en charge.

3. Réflexion au tour de l'encadrement médical, juridique

Aujourd’hui, il est question de la reconnaissance du burn-out en maladie professionnelle.

Pour ma part, je suis partagé sur cette question car si l’intérêt est de faire payer les entreprises générant ce type de décompensation, il est vraisemblable que tout le monde voudra faire reconnaitre des situations de souffrance au travail sous l’intitulé burn-out alors que d’autres formes de décompensations psychiques sont à prendre en compte.

De plus, il est possible de reconnaître comme maladie d’origine professionnelle (l’article L. 461-1 alinéa 4 du code de la sécurité sociale) la dépression, l'anxiété généralisée d’un salarié, et un état de stress post-traumatique.

Du côté médical, le burn-out ne bénéficie pas de définition consensuelle. Certains médecins considérant cette entité comme un concept fourre-tout. Cependant, il n’est pas nécessaire d’avoir une étiquette pour reconnaître les différents symptômes et troubles subis par le salarié.

A mon sens, il faudrait surtout permettre une meilleure visibilité, comme vous le faîtes, des professionnels agissant en psychopathologie du travail afin que les entreprises puissent prendre conscience de l’intérêt de reconstruire les coopérations au travail et de favoriser le développement de l’homme au travail. La souffrance au travail pose surtout la question du plaisir au travail et comment les personnes font pour tenir les conditions de réalisation du travail, quels mécanismes de défense ils mettent en place pour que le travail soit positif.

4. L'après burn out

Nous sommes tous différents face à ce type de décompensation psychique. Le burn-out est donc singulier pour chacun d’entre nous. Ainsi, certains salariés que j’ai accompagné ont pu reprendre dans l’entreprise suivant des conditions adaptées définies par le médecin du travail ; d’autres ont dû retrouver une autre entreprise voire un autre métier.

Par exemple, une chef de service a pu reprendre un poste de chef de service dans la même association mais dans un autre service. Elle a pu alors mettre en place des défenses individuelles facilitant la prise de conscience de son état d’épuisement. C’était également le cas pour un moniteur d’atelier qui a pu reprendre en évitant toute nouvelle responsabilité supplémentaire et une clarification de ses tâches (recommandations que j’ai pu transmettre au médecin du travail).

En revanche, un commercial a dû quitter son entreprise et a ensuite fait le choix de créer sa propre activité pour éviter de retourner dans l’organisation du travail qui a été néfaste pour lui. Pour un certain nombre de salariés, le point de non-retour est franchi et le retour dans l’entreprise ne peut plus s’imaginer alors c’est la rupture du contrat de travail qui devient la solution (rupture conventionnelle, pour inaptitude professionnelle,…).

Conclusion

Si vous êtes en souffrance au travail, quels que soient les symptômes, NE RESTEZ PAS SEUL ! Lisez notre dossier complet sur le burn out.

Billet original sur coindusalarie.fr

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